Sarkozy et la presse (4) : coléreux et rancunier
Le correspondant du Nouvel Observateur va croiser deux fois Sarkozy au cours des universités d’été, chaque fois « dans un état de rage absolu ». La première, il dîne à la table d’à côté, avec Estrosi, lorsque Nicolas Sarkozy lui lâche : « Ce que tu as écrit cette semaine est assez indigne, mais cela ne m’étonne pas de toi. » À quoi fait-il allusion ? Visiblement, à un article sur l’échec du référendum corse et sur le papier sur la « rupture ». Le lendemain, sous le chapiteau, rebelote. Cette fois, le journaliste dîne en compagnie de Perben lorsque Sarkozy vient saluer les jeunes de l’UMP, entouré de Cécilia et de Doc Gynéco. Son visage se glace en apercevant le correspondant du Nouvel Observateur. « Il m’a menacé du doigt en disant “je n’oublierai pas, je n’oublierai pas” ! Les gens autour de nous étaient sidérés par sa violence. Une collègue m’a même appelé quelques jours plus tard pour savoir s’il s’était excusé. » Cet épisode n’a pas empêché Algalarrondo de continuer à participer aux déjeuners organisés entre le ministre et l’équipe du Nouvel Obs place Beauvau, ce qu’il lui fait dire que, malgré ses défauts, Sarkozy peut rester ouvert : « Il est même moins sélectif que Ségolène Royal. » Mais il est aussi beaucoup plus colérique et rancunier.
Caroline Fourest & Fiammetta Venner
mercredi 18 avril 2007
Sarkozy et les medias 2_3
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