Le 4 octobre 2011, le Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à la santé a présenté un rapport à l'Assemblée Générale de l'ONU qui examine les incidences du droit pénal et des autres restrictions imposées par la loi sur la santé en matière de sexualité et de reproduction.

Ce rapport lance un appel urgent à tous les gouvernements afin qu'il dépénalisent totalement l'avortement. C'est la première fois dans l'histoire de l'ONU qu'un tel appel est lancé.

Le droit à l'avortement est un enjeu qui a toujours profondément divisé les Etats membres de l'ONU - la très grande majorité d'entre eux ont des législations extrèmement restrictives en la matière, quand ils ne l'interdisent pas totalement - obligeant ainsi les instances de l'ONU à adopter un profil bas sur cette question.

Pour le Rapporteur spécial de l'ONU, l'application des lois qui obligent les femmes à poursuivre une grossesse est une forme injustifiable de coercition: "les lois qui pénalisent et restreignent l'IVG sont des exemples types d'obstacles inadmissibles à la réalisation du droit des femmes à la santé et doivent être abrogées. Ces lois constituent une violation de la dignité et de l'autonomie des femmes en restreignant fortement leur liberté de décision en matière de santé sexuelle et reproductive".

Ce rapport constitue une avancée majeure. Même si on peut s'interroger sur la volonté des gouvernement de s'approprier ses recommandations. Il n'en demeure pas moins un outil important de plaidoyer pour les organisations de femmes et de planning familial qui militent à travers le monde pour la reconnaissance du droit à l'avortement.

http://www.planning-familial.org/sites/internet/files/rapportonu_droit-a-la-sante-genesique_2011.pdf