Ceci est une campagne de ProChoix-Toulouse et d'Act Up-Toulouse

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c/o Act Up-Toulouse, 10 bis rue du colonel Driant 31300 Toulouse

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Présentation de la campagne
Le document incriminé
Nos lettres à l'Etablissement français du sang & Leurs réponses
La Rencontre avec l'EFS

Appel à toutes les Associations !

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Depuis l’affaire du sang contaminé, l’EFS (Établissement Français du Sang) a mis en place une note d’information qui exclue du don du sang celles et ceux qui auraient potentiellement été en contact avec un virus du type VHC et /ou VIH. Jusqu’ici tout va bien. Mais la question devient plus problématique quand on se rend compte que l’EFS utilise comme élément d’éviction des donneurs de sang “potentiellement non-sains” la notion de population à risque. Cela permet à l’EFS de considérer que certaines catégories de personnes de par leur profession, leur origine géographique, leur orientation sexuelle, etc., seraient plus en contact avec le VIH que les autres, et doivent donc être exclues de manière définitive du don du sang, quelle que soit la prise réelle de risque de l’individu concerné. Et cela ne peut être que plus clair à la lecture de cette note d’information qui stipule : “Vous ne devez jamais donner votre sang dans l’une des circonstances suivantes : si vous êtes homosexuel”.

ProChoix Toulouse et Act Up-Toulouse (complicité autrement connue localement sous le nom du Groupe Paillettes Sauvageonnes) ont interpellé à maintes reprises les responsables de l’EFS Midi-Pyrénées, afin de rappeler que seules les pratiques sexuelles non-protégées pouvaient êtres prises en compte comme élément d’appréciation des potentiels donneurs. Plusieurs courriers ont été envoyés en novembre 2000, une occupation des locaux a eu lieu le 1er décembre dernier et nous avons joué les invité-es surprise lors de la grande fête exceptionnelle baptisée “mon sang pour les autres” (3 jours de collecte, Place du Capitole) organisée par l’EFS en partenariat avec le Rotary club. Mais c’était sans compter sur la ténacité réactionnaire des dirigeants de l’EFS, soit-disant experts en matière de santé publique, qui maintiennent un discours homophobe du type “PD = SIDA”. Oh bien sûr, on nous affirme qu’ “aucun jugement moral n’est porté sur nos habitudes et comportements” mais ni le chargé de la communication, ni le directeur en personne n’hésiteront à brandir l’argument du relapse ou du multipartenariat supposé des homosexuels !!


ProChoix Toulouse et Act Up Toulouse ne cesseront de se battre contre l’utilisation criminelle et discriminatoire de la notion de population à risque qui a pour effet de limiter le sida à des sous-catégories (gays, prostituées, toxicos…) et qui nie la réalité des sexualités. A-t-on besoin de rappeler que, certes, la sodomie est une pratique plus contaminante que la fellation, mais qu’elle sera aussi contaminante que l’on soit hétérosexuel ou homosexuel ?

Aujourd’hui, les nouvelles contaminations touchent essentiellement les hommes hétéros de 30 à 40 ans qui ne se considèrent pas concernés par le sida, et les femmes, qui sont absentes des discours de prévention. Il est donc urgent que le discours des pouvoirs publics sur le VHC et le VIH soit modifié à la base et rejette de manière radicale des argumentations fallacieuses qui entretiennent l’homophobie, le racisme et le rejet des toxicomanes et des prostituées, tout en favorisant la propagation du sida.

Une première journée nationale d’occupation des locaux de l’EFS a eu lieu partout en France le 20 février dernier, mais le bilan n’en demeure pas moins un réel dialogue de sourds. Dans l’attente d’un très prochain rendez-vous avec un “médecin-philosophe” (sic) de l’EFS (qui vient nous voir expressément à Toulouse),nos exigences restent inchangées:
- suppression immédiate des critères arbitraires basés sur la notion de population à risque
- mise en place de sélections efficaces autour de la notion de pratiques sexuelles à risques.



Le formulaire de l'EFS excluant les homosexuels du don du sang


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Une note préalable au don informe les donneurs potentiels qu’ils peuvent rentrer chez eux s’ils sont homosexuels, sans passer par la case transfusion : “Vous ne devez jamais donner votre sang dans l’une des circonstances suivantes : si vous êtes homosexuel”. Reconnaissons ici en filigrane le vieil adage que l’on croyait pourtant disparu à jamais : “pédé = sida”.


Exemple de lettre envoyée par ProChoix-Toulouse




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Exemple d'une lettre de réponse de l'EFS


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Rencontre avec l'EFS


ProChoix et Act up ont déjà, à Toulouse, manifesté plusieurs fois leur indignation quant à ces critères d’exclusion si discriminants (voir article ProChoix n° 17) et c’est à force de harcèlement que l’EFS a enfin consenti à nous rencontrer. Malheureusement les conclusions de cette entrevue ne sont pas à la hauteur de nos exigences.

M. Charpy (responsable national de l'Etablissement français du sang) nous explique tout d’abord que le temps presse pendant les collectes et que l’entretien médical préalable au don du sang qui doit définir une aptitude ou non au don, ne peut pas excéder les dix minutes. Il est alors très difficile, nous dit-il, pour le médecin, d’aborder les questions liées aux comportements privés des donneurs potentiels, ce qui permettrait pourtant de faire une sélection sur la base de pratiques réellement à risque. Mais le principal souci de l’EFS est de ne pas faire patienter trop longtemps les donneurs. On préfère donc, par la note d’information sus-citée, inciter à l’auto-exclusion de certains individu-es, notamment les homosexuels, qui sont censés se reconnaître comme appartenant à une population stigmatisée comme intrinsèquement “à risque” !


A noter toutefois, M. Charpy est prêt à revenir sur les critères d’exclusion au don du sang, qu’il reconnaît être mal rédigés et stigmatisant. Il nous a promis qu’il allait refaire la note d’information préalable au don et qu’il la soumettrait aux associations gays et lesbiennes, et de lutte contre le sida. Il est donc absolument nécessaire que nous, associations et individu-es, réaffirmions d’ici là notre exigence auprès de tous les Établissements français du sang (www.efs.sante.fr) : la suppression immédiate des critères arbitraires basés sur la notion discriminatoire de “population à risque”, qui implique une stigmatisation de nos choix sexuels. •

M.-L. G.

Une lettre interassociative à signer

Appel à toutes les associations de lutte contre l'homophobie et de lutte contre le Sida ! Comme vous le savez sans doute, depuis l’affaire du sang contaminé, l’EFS (Établissement Français du Sang) a mis en place une note d’information qui stipule : “Vous ne devez jamais donner votre sang dans l’une des circonstances suivantes : si vous êtes homosexuel”.


ProChoix Toulouse et Act Up-Toulouse ont interpellé à maintes reprises les responsables de l’EFS Midi-Pyrénées, afin de rappeler que seules les pratiques sexuelles non-protégées pouvaient êtres prises en compte comme élément d’appréciation des potentiels donneurs. Aujourd'hui, nous avons pourtant la convictions que l'EFS pourrait changer d'avis et retirer — en tout cas reformuler ses énnoncés discriminatoires — sous pression d'une protestation nationale, c'est pourquoi nous vous demandons de vous associer à notre actions en signant le courrier ci-dessus que nous nous chargerons de faire parvenir au directeur de l'EFS.

Voici le courrier que nous proposons d'envoyer :



Monsieur le Président,


Nous prenons contact avec vous suite à la campagne développée par ProChoix-Toulouse et Act-Up Toulouse concernant la diffusion par l'EFS d'une note d'information préalable au don du sang excluant, entre autres, les homosexuels. Nous nous joignons à ces assocations pour dénoncer l'utilisation absolument inadaptée de la notion de "population à risque" qui vous permet de justifier l'existence de tels critères, aux dépends de celle de "pratique à risque", qui seule peut être pertiente pour une selection efficace des donneurs. Par ailleurs, nous nous tenons à votre disposition attendu que vous semblez vous être engagé, lors d'un entretien à Toulouse au mois de Juin, à consulter les associations gays et lesbiennes et de lutte contre le sida, afin de modifier cette note qui implique, rappellons-le, la stigmatisation gratuite de nos pratiques sexuelles.


Merci de nous faire savoir votre accord pour signature (si possible une signature manuscrite de la présidente ou du président scannée) par e-mail à ProChoix-Toulouse

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