Député, maire de Chanteloup
les vignes, Pierre Cardo est le tombeur de Michel Rocard durant les
législatives de 93, où il a bénéficié
des voix FN. A l'époque, il avait fait toute sa campagne avec
un écharpe blanche symbole de pureté ... ou de reminiscence
royaliste. Au premier tour des présidentielles 2002, il a apporté
sous soutien à Alain Madelin. Pour le second il explique "Dès
avant le 1er tour, j'avais clairement indiqué que mon soutien
au 2e tour allait, sans réserves, au candidat de la droite parlementaire
le mieux placé." Heureusement que Chirac est arrivé
premier devant Le Pen !
Sur les discriminations
"Imaginez maintenant un petit chef d'entreprise - ce sont les
plus nombreux -, n'ayant pas de service du personnel, ce qui est souvent
le cas, déjà dépassé par les contraintes
que lui impose notre pays, coincé entre sa banque, l'URSSAF,
les mauvais payeurs, ses marchés, et amené à appliquer
votre énième loi sur la discrimination. Dans un service
de quatre salariés, s'il accorde une augmentation ou une promotion,
on peut se demander comment cela se terminera pour lui si, par malheur,
il augmente celui qui est français, de sexe masculin et hétérosexuel,
et que, par hasard, parmi les trois autres, il se trouve une femme,
un étranger et un homosexuel. (
) Mais cette loi est
surtout dangereuse dans sa philosophie, car, sous couvert de lutte contre
les discriminations, elle cible une fois de plus l'entreprise comme
lieu de tous les excès" (Loi sur la lutte contre les
discriminations 1ère séance du 17 octobre 2000)
Sur la bioéthique
En 1994, il signe avec 64 autres collègues un Recours devant
le Conseil constitutionel mené par le député Jean-Louis
Beaumont, contre plusieurs articles des lois sur la bioéthique.
Ils repprochent :
"- la violation du droit à la vie par la destruction
des embryons congelés de plus de cinq ans sans projets parentaux
; - la violation du principe d'égalité en autorisant le
tri embryonnaire ; - les violations du principe de l'intégrité
de la personne et du corps humain par l'autorisation d'expérimenter
sur le corps de l'embryon ; - les violations du principe de la pro tection
du patrimoine génétique de l'humanité par la sélection
des embryons; - la violation des droits de la famille par la possibilité
de recourir aux embryons d'un tiers donneur ; - la violation du droit
à la santé de l'enfant et au libre épanouissement
de sa personnalité en autorisant sa mani- pulation et aussi en
interdisant aux enfants issus de fécondation in-vitro avec tiers-donneur
de connaître leur identité génétique et leurs
parents na- turels ; - la violation du principe de la respon- sabilité
personnelle, en instituant l'anonymat du don de sperme ; - l'atteinte
au principe de la séparation des pouvoirs en instituant une commission
chargée de donner un avis permettant des ""études
sur l'embryon".
Sur les jeunes
Dans un article sur la délinquance, il prône de "protéger
les mineurs en leur imposant ce que lon a appelé un "couvre-feu",
qui consiste à les ramener chez eux lorquils trainent dehors
après une certaine heure du soir, responsabiliser les parents
dont les enfants sont des mineurs récidivistes, par la mise
sous tutelle des allocations familiales me paraissent des mesures
de bon sens"
Sur le droit de se marier
En décembre 2001, c'est à dire à quelques mois
des échéances éléctorales, Pierre Cardo
refuse de marier Olivier Lhori et Samira Ettouali. Selon le maire "Elle
vit actuellement en France sans titre de séjour. Alors je me
suis posé des questions sur le but de ce mariage". Quand
finalement le juge des référéscontraint Pierre
Cardo de les marier ce dernier refuse et c'est un adjoint au maire de
permanence qui procéde a la cérémonie. Et pour
que ce soit bien clair Pierre Cardo, publie un communiqué de
presse espérant « qu'on ne régularisait pas dans
cette affaire un mariage qui aurait un autre but que la vie commune.
Auquel cas, ce serait un signal très fort vis-à-vis de
tous ceux qui souhaitent venir s'installer en France en raison des conditions
de vie dans leur pays qui ne leur paraissent pas satisfaisantes ».
Inutile de dire que la presse frontiste est ravie. (Le Parisien ,
samedi 19 janvier 2002)
Contre le devoir de mémoire
Le 22 janvier 2002 il a voté contre la proposition de loi relative
à la reconnaissance du 19 mars comme Journée nationale
du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes
civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du
Maroc et de Tunisie.
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