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Jean-Claude Lenoir

Député depuis 1993. UDF. Orne 2e.


Député UDF de la 2ème circonscription de l'Orne, conseiller régional de Basse Normandie et maire de Montagne-au-Perche, professeur d'histoire de formation, Jean-Claude Lenoir fait partie de ces parlementaires sans saveur gonflés d’arrogance que l’on croise trop souvent dans la vie politique.

Contre le PACS ... et les homosexuels

Bien décidé à faire mieux qu’une femme — sa collègue Christine Boutin qui venait de parler 5 heures la veille contre le PaCS — Jean-Claude Lenoir avait annoncé qu’il parlerait le plus longtemps possible, 9 heures au moins! Non pas que le débat en lui-même eût l’air de le passionner. Mais les caméras de sa circonscription étant venues tout spécialement pour le filmer, il fallait bien montrer à ses électeurs que lui, Jean-Claude Lenoir, en avaient... des choses à dire. Durant deux heures trente, il a donc fallu résister à la somnolence en l’entendant ressasser sans aucun talent une argumentation dont le mépris entendu pour les homosexuels faisait regretter la haine de certaines. Entre deux bâillements, on a pu retenir que le sieur Lenoir a trouvé particulièrement choquant d’être obligé de se déplacer un week-end pour travailler sur une loi pour les pédés alors qu’il y a tant de sujets urgents à traiter... “une loi contre le dopage sportif” par exemple ! Vers 13 h, son intervention lamentable, n’en finissait plus de bercer l’hémicycle. Après plusieurs avertissements, le président Fabius tente de faire accélérer cette trop grossière ficelle d’obstruction. Embrouillé, bafouillant, Lenoir suit les consignes de José Rossi et essaye malgré tout de faire durer... non pas en improvisant ou en tenant en haleine l’auditoire — ce dont il est visiblement incapable — mais en répétant des morceaux entiers de son allocution ! Excédé, le président Fabius joue son va-tout : “Me fondant sur l’article 54 du règlement, j’estime l’Assemblée suffisamment informée. Je vais donc clore cette intervention et demander au gouvernement ce qu’il a à dire.” La droite n’en revient pas. Hors d’eux, les députés RPR-UDF et divers droite se mettent à faire claquer leurs tablettes, Christine Boutin, aux anges, y va des deux mains. Dans un brouhaha invraisemblable, Elisabeth Guigou se lève avec toute la majesté d’une garde des Sceaux. Royale, elle tourne le dos à la droite pour s’adresser — comme si de rien n’était — aux bancs de la gauche et déclarer d’une voix parfaitement sereine : “Il est temps de débattre du fond. Je demande donc à l’Assemblée de repousser la question préalable”. Les tablettes aboient maintenant à se décrocher de leurs pupitres. Mais rien n'y fait. Après quelques rappels au règlement dans l’eau, la séance est levée et la droite se retrouve seule. “ Fascistes !” crie Philippe de Villiers, décomplexé. “Bon appétit les censeurs !” “Sortez les baïonnettes ”, les députés sont fous de rage. Le compte rendu du Journal officiel est interrompu. Tandis que certains appariteurs de l’Assemblée encouragent la presse à aller déjeuner, la droite se tourne vers les rares journalistes et photographes présents aux tribunes : “ la presse avec nous !”. Manque de bol, la presse en question est plutôt gay qu’autre chose et quelques journalistes prennent un malin plaisir à choisir ce moment pour se lever et quitter l’hémicycle ... sous les huées.

Contre le droit des femmes à disposer de leur corps

A voté contre la réforme de l'IVG et de la contraception du 5/12/2000.

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