Une Campagne

 

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Le classement

 


Jacques Myard

Député depuis 1993 (RPF) Yvelines 5e.


Boutiniste et anti-PaCS

Député RPR de la 5ème circonscription des Yvelines (terre d’élection de Christine Boutin), maire de Maison-Lafitte, Jacques Myard est un proche de la “madone” anti-PaCS. Avec Dominique Dord, il fait partie de ses fidèles lieutenants à présider le groupe parlementaire "Oser la famille". Maire, l’homme est également signataire de la pétition de Michel Pinton. Sans monter au créneau de façon aussi visible que sa consoeur Christine Boutin, il a su se distinguer par une série d’invectives dégoulinantes de mépris. Samedi 7 novembre, tandis qu’Alain Touret explique qu’il “appartient au Parlement de légiférer dès lors que les évolutions sociales se sont cristallisées (...) dès lors que les faits s’accumulent, le législateur doit intervenir..”, Jacques Myard se croit obligé de crier : “Il y a des zoophiles aussi !”

Loin d’en concevoir des remords, Myard s’est singularisé le lendemain par cette intervention : “Chacun sait que la vraie finalité du PaCS est de reconnaître les couples homosexuels et de leur accorder des créances sur la société sans leur demander la moindre contrepartie. Voici donc, comme le disait Paul Valéry, la civilisation de la jouissance sans contrepartie !” A se demander si monsieur Myard ne croit pas sincèrement que les homosexuels sont exemptés d’impôts...
A voté contre le PaCS

Autre exemple

• Interview dans VSD n°1268, le 13 décembre 2001 sur le bilan du PACS
"Jacques Myard. C'est un sous-mariage fait pour légaliser les couples homos et, par démagogie, vous l'avez ouvert aux hétéros.
Patrick Bloche. Ce qu'il y a de plus subversif, c'est qu'il est ouvert justement à tous.
Paul Wermus. Quels sont les chiffres ?
P. B. On compte 43 970 Pacs (dont 7 500 à Paris), ce qui fait près de 90 000 pacsés. Cela correspond à une vraie demande.
J. M. Vous en attendiez bien plus.
P. B. Soixante pour cent d'entre eux sont signés par des couples hétéros.
J. M. Est-ce que tout ce mouvement aurait eu lieu s'il n'y avait pas eu le souci de s'occuper à tout prix des homos ? Les tenants du Pacs avancent masqués. Ils ont calé sur l'adoption, alors ils reviennent à la charge.
P. W. Des modifications sont-elles prévues ?
P. B. Nous proposons la suppression du délai de trois ans exigé pour faire une déclaration d'impôt conjointe.
J. M. C'est bien la preuve qu'il faut multiplier ses avantages, compte tenu de l'échec patent du Pacs.
P. W. Le choix du tribunal d'instance comme lieu de signature est-il satisfaisant ?
J. M. Vu l'état de délabrement de la justice, les tribunaux s'en seraient passés !
P. B. Nous proposons que le Pacs soit mentionné en marge des registres de l'état civil comme les décrets de naturalisation. C'est une mesure purement pratique qui évite le risque d'un fichier et facilite le travail des notaires.
J. M. Le système est bâtard. On peut sortir du Pacs par lettre recommandée, c'est une répudiation.
P. B. C'est bien que les grandes entreprises et les collectivités locales comme Air France ou la Mairie de Paris accordent les mêmes avantages aux pacsés qu'aux jeunes mariés : 3 jours de congé.
J. M. Je n'ai rien contre les voyages de groupe ! Mais c'est de la politique commerciale."

• Pour boucler la boucle, ce député a signé la pétition homophobe de Michel Pinton des maires contre le CUS (Pacs). Voir la campagne contre les maires anti-pacs de Prochoix


Contre le droit des femmes à disposer de leur corps

A voté contre la réforme de l'IVG et de la contraception du 5/12/2000.

Bioéthiquement provie

Ses convictions très traditionnellement provie l’ont amené à voter contre les lois sur la bioéthique de 1994.

Salaire Parental

A signé une proposition de loi visant a établir un salaire parental le 02/11/93.

Sur les drogues

A l'adresse du gouvernement : "Cette banalisation de l'usage des drogues n'est pas fortuite, c'est le résultat direct de votre laxisme. En vous abstenant de toute réaction forte, en laissant faire dans les médias ceux qui font l'apologie de l'usage du cannabis, vous cautionnez, peut-être indirectement mais tout aussi gravement, la situation. Mais, il est vrai, Monsieur le Premier ministre, que vous vous trouvez dans une situation délicate puisque certains de vos ministres se sont vantés d'avoir fumé des « joints ». Allez-vous enfin réagir et prendre des mesures ? Mettre fin à ce dangereux laxisme ? Autoriser des contrôles de police préventifs pour sauver la vie de nombreux jeunes ? Ou bien resterez-vous dans l'histoire comme le père de la génération de la drogue que sera la génération Jospin ?"

(Assemblée nationale. Question sur la toxicomanie des jeunes - 5 février 2002 2ème séance)

Contre le devoir de mémoire

Le 22 janvier 2002, il a voté contre la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars 62 comme Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.


Contre le droit au mariage

Au sujet de l’assignation en justice de Pierre Cardo, qui avait refusé de marier un couple de sa commune soupçonné de contracter un mariage blanc, Jacques Myard a déclaré : « Notre justice se trompe lourdement lorsqu'elle fait prévaloir l'existence des droits fondamentaux de l'homme - dont le mariage - que personne ne peut nier, sur le devoir non moins fondamental d'être en situation régulière sur le territoire français pour exercer ces mêmes droits. (...) Il s'agit même d'une faute qui va provoquer une fois de plus un appel à l'immigration clandestine, et accroître les tensions de toute nature, notamment dans les banlieues où la justice tarde à agir ! Nos tribunaux pratiquent la politique du pire. »

Divers dérapages

• "Le 1er tour des présidentielles est indubitablement une surprise, mais il n’est en rien l’effet du hasard.
En premier lieu, il est une sanction sans appel des soixante-huitard attardés qui depuis 5 ans gèrent la France avec le succès que l’on connaît". (communiqué de presse)

• "La proposition de loi tendant à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes des combats en Afrique du Nord présentée par des députés socialistes, MDC et verts est une manœuvre politicienne ayant pour objectif de tenter de recréer le mythe du peuple de gauche, prétendument progressiste et juste. 2002-01-21" (communiqué de presse)

Comme le FN, Jacques Myard signale et publie les nationalités des personnes dont il a, comme maire, accepté ou refusé le certificat d'hébergement.
" 2001-11-30 : Attestation d’accueil / Refus de certification
D’octobre 2000 à septembre 2001, la Ville de Maisons-Laffitte qui compte 22 258 habitants a été amenée à certifier en 11 mois 236 attestations d’accueil. Les plus nombreuses personnes accueillies étaient par pays d’origine :
Algérie : 52, Roumanie : 27, Maroc : 19, Russie : 15, Chine : 13, Liban : 9, Ukraine : 8, Tunisie : 7, Congo : 6
Cameroun : 5, Haïti : 5, Ile Maurice : 5, Indonésie : 5, Philippines : 5, Colombie : 4. A l’évidence ces attestations d’accueil instituées par le décret Chevènement du 23 juin 1998 constituent ni plus ni moins que la légalisation d’une immigration clandestine sauvage et incontrôlée comme cela a été dénoncé lors du vote de la loi du 11 mai 1998. En conséquence ne pouvant être le complice de l’inconscience gouvernementale j’ai donné pour instruction aux services de la Ville de Maisons-Laffitte de ne plus certifier les attestations d’accueil. "

• Le 22/10, M. Jacques Myard appelle l'attention de M. le Premier ministre sur " la nécessité de modifier les conditions d'attribution de la nationalité française dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. La lecture du Journal officiel du 16 juin 2001 fait ainsi apparaître que, par un décret gouvernemental du 14 juin, l'islamiste radical Kamel Daoudi qui s'était réfugié en Grande-Bretagne a obtenu la naturalisation française. Cette anomalie choquante tient à l'impossibilité dans laquelle est placée l'administration de refuser de naturaliser une personne qui en fait la demande pour des motifs de participation à des réseaux terroristes. En effet, en vertu des nouvelles dispositions législatives résultant de la loi n° 98-170 du 16 mars 1998 relative à la naturalisation, l'administration a l'obligation désormais de motiver ses actes de refus de naturalisation, en droit et en fait. Dans ces conditions, le ministère de l'intérieur appelé à donner son avis s'interdit de révéler certains éléments en sa connaissance afin de protéger ses sources et éviter de surcroît les procès en diffamation intentés devant les tribunaux par les demandeurs de naturalisation. Il lui demande en premier lieu de bien vouloir lui confirmer l'exactitude de l'acte de naturalisation de l'islamiste Daoudi, et en second lieu, quelles initiatives il compte prendre pour que les décisions du Gouvernement en matière de naturalisation puissent être refusées pour des motifs d'ordre public afin de lutter contre le terrorisme. (Question au gouvernement publiée au JO le : 22/10/2001)

Dans une interview au journal d'extrême droite Minute, il déclare : " La loi Chevènement est une source d'immigration illégale et sauvage"
Minute : Votre coup de gueule porte sur les abus dans l’usage des certificats d’hébergement qui constituent la légalisation d’une immigration clandestine : quels sont les abus que vous avez pu constater ? ?
Jacques Myard : La situation est simple. Il y a plusieurs années, les lois Pasqua et Debré avaient contrôlé l’utilisation des certificats d’hébergement. Ces certificats d’hébergement ont été abolis par la loi du 11 mai 1998 – la loi de M. Chevènement – et un décret mis en place le 23 juin 1998, le principe des attestations d’accueil. Une personne vient en mairie pour déclarer son intention de recevoir un invité et le maire doit certifier que cette personne s’est présentée en mairie et qu’elle peut donc héberger son visiteur chez elle. La personne doit ensuite déclarer le départ de son invité , mais nous n’avons aucun moyen de contrôle, y compris à la sortie du territoire. Dans ma ville de Maisons-Laffitte j’ai pu constater qu’il y avait eu 236 certifications d’attestations d’accueil. Les plus nombreuses personnes accueillies étaient, par pays d’origine : 52 d’Algérie, 27 de Roumanie, 19 du Maroc, 15 de Russie, 13 de Chine, 8 d’Ukraine, 7 de Tunisie, suivis du Congo, du Cameroun, d’Haïti, de l’Ile Maurice, de l’Indonésie, des Philippines, et de Colombie. Nous avons pu constater qu’une seule personne avait fait venir dans la même année jusqu’à 5, 6 ou 7 « invités » et qu’il était évident qu’il s’agissait d’un moyen d’immigration illégale et sauvage. Nous avons donc décidé de ne plus viser d’attestation d’accueil et de refuser la certification. Il est patent que la loi Chevènement est une source d’immigration illégale et sauvage, comme nous l’avons démontré lors du débat parlementaire. Il faut donc réviser cette législation inadaptée et incontrôlée pour maîtriser et contrôler les flux migratoires qui sont la résultante directe de la rupture démographique entre le nord et le sud. Il faut répéter sans cesse que nous ne sommes pas à la fin de l’immigration mais que nous en sommes au tout début ! Sauf à être aveugle, inconscient, et à ne pas regarder la réalité du monde tel qu’elle est, il faut reprendre cette législation car il en va des tensions internes que nous allons connaître dans nos banlieues. Nous sommes en train de laisser venir sur notre territoire des populations qui importent leurs propres valeurs, qui ne sont pas toujours les nôtres, et surtout qui importent leurs conflits. Aujourd’hui il est patent que le conflit du Proche et du Moyen-Orient a été importé dans nos banlieues et c’est ce qui explique un regain d’antisémitisme et des tensions entre ce qui ne devrait jamais exister chez nous, à savoir les communautés. Je suis pour l’application de la laïcité pleine et entière et je refuse la communautarisation de la République." (Minute, 12 décembre 2001).


• "Il y a peut être un problème corse, mais il y a surtout un lancinant problème France ! Le projet France construit génération après génération, siècle après siècle, régime politique après régime politique est en panne. Cette situation d’évidence a plusieurs causes, mais elle est essentiellement le résultat d’un mouvement intellectuel et d’une novation institutionnelle. En premier lieu, une grande partie de la classe politique française, à laquelle se joint une très grande partie de l’intelligentsia française semblent être las de la France. Pendant des années ces politiques, ces intellectuels n’ont eu de cesse de dénigrer leur pays, comme si la France était pour eux un concept révolu, suranné, obsolète ; Alors qu’ils critiquaient la France, ils encensaient l’étranger : l’URSS, l’Allemagne et son économie sociale de marché, l’Angleterre de Mme Thatchter ou les Etats-Unis de Reagan. Dans le même temps, ces mêmes politiques et intellectuels vilipendaient l’Etat et son principe d’autorité, remettaient en cause la discipline sociale ; être contre l’ordre social, qualifié de réactionnaire était devenu le nec plus ultra d’une démarche intellectuelle prétendument progressiste confondant le slogan à la réalité. Au fil des jours, l’Etat est devenu la cible par excellence, l’ennemi juré de toute liberté individuelle. Curieusement d’ailleurs, cet esprit libertaire né dans le gauchisme soixante-huitard, avatar du socialo-communisme est repris par la droite ultra-libérale qui va jusqu’à vouloir faire prévaloir la souveraineté de l’individu face à la souveraineté de l’Etat ! Etrange ! En parallèle et dans le même esprit, le fait minoritaire ou l’exception quels qu’ils soient deviennent l’objet de toutes les sollicitudes, mobilisent les intellectuels et autres groupes de pression en manque d’action pour exister. A force d’être médiatisées ces éléments marginaux et minoritaires acquièrent d’abord une aura, puis une certaine légitimité dans l’opinion publique. Ils finissent par imposer la loi à la majorité au mépris du simple bon sens : le PACS, l’union des homosexuels, la charte des langues régionales ou le mouvement terroriste corse relèvent de ce processus. Sapé intellectuellement, l’Etat est aussi institutionnellement remis en cause par la construction européenne qui s’est donné pour objectif de le transcender et se substituer à l’Etat Nation dans le détail, au lieu de construire avec lui. Aujourd’hui un simple tribunal administratif ou même civil peut désormais écarter d’un revers de main la loi nationale, pour appliquer des normes dites supérieures ; la loi nationale déconsidérée devient donc subsidiaire à un ordre juridique supérieur de plus en plus étouffant et contraignant. La finalité nationale, défendue et incarnée par l’Etat est ainsi radicalement remise en cause et en définitive c’est la démocratie elle-même qui est ruinée. Le résultat de ce double mouvement intellectuel et institutionnel est aujourd’hui évident : la République moteur et ciment de l’unité nationale, de notre volonté de vivre ensemble est cassée, elle est devenue une coquille vide puisqu’elle n’est plus finalité, elle n’incarne plus l’intérêt général, il n’existe plus en elle. Il n’y a plus de principes, plus de règles, l’anonisme triomphe, comme le soulignait il y a peu Régis Debray. Ainsi s’affirme le règne de l’individualisme qui est souvent la loi du plus fort. Les exemples sont nombreux : les banlieues sont devenues le champ clos de quelques caïds, les maîtres sont à peine tolérés dans certaines écoles, certains magistrats interviennent directement dans le débat politique et veulent substituer leur propre conception d’un pouvoir judiciaire indépendant à l’autorité judiciaire subordonné à la loi. Pour fuir leurs responsabilités et éviter de devoir réprimer, le politique érige la tolérance en dogme absolu, elle est devenue l’alibi du laissez-fairisme et de laxisme le plus total. La Constitution elle-même est soumise à l’assaut de toutes les modes, de toutes les fantaisies, dont le quinquennat est le dernier avatar. Force est de constater qu’il y a aujourd’hui un vide d’Etat, un vide de France, l’un est l’autre étant consubstantiel. Un vide d’Etat car rien ne peut remplacer l’Etat dans une société civilisée, il est la conscience juridique d’une Nation, à lui de fixer les règles de la vie collective et de s’imposer, si besoin est par la force, au nom de l’intérêt général. Un vide de France, car la Nation doit être l’âme de l’Etat, sa raison d’être, son projet d’avenir. C’est ce projet national qui fait défaut aujourd’hui, seul un projet national fort et cohérent permettra de motiver, rassembler, stimuler et ressouder les Français au-delà de leurs particularismes. C’est là le rôle et la mission impérieuse du politique. Gageons que l’absurde et le désordre des événements de Corse lui en fasse prendre conscience, car lorsque l’on s’interroge sur le retour de l’ordre soulignait Louis de Bonald on ne se trompe que sur une chose : la date. Et l’Histoire nous enseigne qu’il y aura toujours un Petit Tondu pour ramasser le glaive de la République que des mains impies ont laissé choir." (2000-08-28 France Quo Vadis ?)

 

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