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Lettre d'info Pékin +5
16/06/00 - Bilan - le texte de la plate-forme adoptée - Les réaction pays par pays - la suite photo : réunion des ONG et des déléguées à la mission française |
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Vendredi 9 juin, vers 17h, les délégués des différents pays des Nations Unies sont enfin parvenus à un consensus sur la plate-forme de Pékin + 5. Le Samedi 10 juin, la Plénière de Clôture de la 23 ème Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté le document des Conclusions avant dajourner les travaux vers 20h. Bilan, le conférence de Pékin + 5, lune des plus importantes conférences internationales sur les droits des femmes depuis celle de Pékin, sachève par ladoption dune plate-forme (ce qui nétait pas évident) mais une plate-forme nettement en de ça de ce que lon était en droit despérer. Ce nest pas " Pékin 5 ", comme le craignait beaucoup dobservateurs, mais ce nest pas vraiment Pékin + 5, dans la mesure où toutes les avancées majeures qui aurait pu être adoptées depuis la plate-forme de Pékin (comme la lutte contre les discriminations en raison de lorientation sexuelle ou le droit à lavortement pour toutes) ont finalement été rejetées sous pression du Vatican et de quelques pays de la " ligne dure ". Le Texte de la plate-forme Au chapitre du bilan effectué depuis Pékin (Partie I et II), il a été gagné de porter attention à " la santé sexuelle et reproductive et aux droits sexuels et reproductifs des femmes ". En revanche, il a été impossible de faire mentionner que de plus en plus de pays " prenaient des mesures légales pour interdire les discriminations sur la base de lorientation sexuelle ". Le chapitre le plus contesté était bien sûr celui qui concernait les actions à encourager dans le futur. En ce qui concerne l " orientation sexuelle ", il a visiblement été impossible de linclure dans la liste des discriminations à combattre prévues à larticle 102 h. Résultat, la liste des discriminations en entier a sauté et le paragraphe est désormais rédigé ainsi : " développer, revoir et rendre effectif des lois interdisant et éliminant toute forme de discrimination envers les femmes et le jeunes filles ". Une formulation suffisamment vague pour être inefficace. Sur lavortement, cest encore pire. Non seulement, il nest toujours pas reconnu comme un droit mais le Vatican et ses alliés ont obtenu que lon sen tienne à la formulation obtenue par les troupes " pro-vie " à la conférence sur la population de 1994 ! Et ce malgré les efforts positifs du JUNSCANZ (Amérique du Nord, Nvelle Zélande, Australie etc) et ceux de la Turquie. Résultat, larticle 107 i est rédigé comme suit : " En ce qui concerne lavortement, les gouvernements rappellent quaux termes du Programme daction de la Conférence internationale sur la population et le développement (Le Caire, 1994), lavortement ne devrait, en aucun cas, être promu en tant que méthode de planification familiale. Reprenant les termes du texte adopté au Caire, le document invite les gouvernements et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales intéressées à renforcer leur engagement en faveur de la santé des femmes, à traiter les conséquences des avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité en tant que problème majeur de santé publique et à réduire le recours à lavortement en étendant et en améliorant les services de planification familiale. " Maigre consolation, le JUNSCANZ a obtenu que lon emploie le terme de " health service " et non " health care " demandé par le Vatican dans les articles concernant laccès à la santé. Plus réjouissant, la lutte contre le VIH et laccès à la prévention sans discrimination a largement été réaffirmé (art.125 i notamment) Dans les points positifs divers, notons que les pays les plus progressistes ont obtenu que lon nencourage pas la collaboration avec " les groupes religieux " comme cela avait été demandé. En revanche, la nécessité dun véritable partenariat avec les ONG a été réaffirmé. Le Vatican nest pas parvenu à faire rajouter un peu partout quil " fallait promouvoir les programmes et des politiques enseignant limportance sociale de la maternité et du rôle dans parents au sein de la famille et dans léducation des enfants ". Ni que les " Nations Unies sassurent que toutes ses activités ayant un impact sur la famille aillent dans le sens de sa protection " de son renforcement, ce qui, selon les interprétations, aurait pu avoir un effet " retour de bâton " sur les questions de droits sexuels et reproductifs. En revanche, au chapitre des politiques de prévention du VIH à encourager, le Vatican a obtenu que soit inclus " labstinence " au même titre que lusage des préservatifs ! (art. 138 c) De même que les Nations Unies ont adopté un article reconnaissant que la " religion, la spiritualité et les croyances, jouaient un rôle central dans la vies des hommes et des femmes ". Sic ! Pour plus dinfos : http://www.un.org/womenwatch/daw/followup/infocon.pdf Les réactions pays par pays A lissue de la session finale, comme cest souvent le cas, un certain nombre de délégations ont exprimé des réserves sur la plate-forme, dans un sens négatif ou positif. Certains, comme le Honduras, la Pologne ou dautres, ont réaffirmé leur opposition à lavortement, dautres, comme lUnion européenne, ont regretté au contraire que le document final naille pas assez loin [A ce sujet Prochoix aurait préféré que lUnion européenne fasse plus explicitement référence à l " orientation sexuelle " conformément aux engagement de lUnion à Geneve]. Voici quelques extraits du Communiqué de presse envoyé par lONU (AG 1023) : : http://www.un.org/News/fr-press/docs/2000/20000610.ag1023.doc.html " La représentante du Honduras a exprimé des réserves sur des parties du texte final en indiquant que si son pays accepte le concept de la planification familiale du droit sexuel ou encore du droit à la reproduction, il ne peut laccepter que si ce principe nincluait pas le droit à lavortement ou à linterruption volontaire de grossesse. Elle a ajouté que la terminologie utilisée dans le texte final ne peut être acceptée que sil ne va pas à lencontre de la législation nationale du Honduras. Les recommandations du texte final ne sauraient être mises en uvre au détriment de la protection de la famille, de la maternité et du droit des parents à éduquer leurs enfants, a ajouté la représentante. La représentante du Qatar a fait part de la détermination de son pays à mettre en uvre les recommandations du document final de cette session extraordinaire. La représentante de la Pologne sest jointe au consensus en émettant des réserves. Elle a expliqué que son pays reconnaît légalité entre les sexes et se fait fort de respecter la vie de la conception à la mort. Le pays respecte le droit de conscience, la liberté des religions et le droit des parents déduquer leurs enfants. En conséquence, aucune terminologie nouvelle ne saurait être acceptée, notamment, pour ce qui est des termes non définis dans les documents consensuels de lONU. [ Il est surprenant de voir la maniere dont la Pologne candidate a entrer dans lUnion europennes se permet des reserves en contradiction avec celles de lUnion. Nous devrons etre vigileant a son processus dintroduction] La représentante du Nicaragua a souligné que le document final ne contient que des recommandations dont la mise en uvre relève de ladhésion des Etats souverains. La représentante a déclaré que pour son pays le mot gender ne peut se comprendre que dans le sens généralement accepté par la Conférence de Beijing et de lannexe 4 de la session extraordinaire, à savoir, une identité propre aux hommes et aux femmes. Le Nicaragua respecte le droit à la vie depuis la conception et, par conséquent, lavortement ne peut être respecté comme étant un moyen de planification familiale. La législation régissant ce domaine relève de la souveraineté des Etats. Lorsque lon parle de contraception, cela ne saurait concerner en aucun cas les substances abortives. Le Nicaragua reconnaît le droit reproductif et le droit à la santé mais émet quelques réserves sur le concept de droit sexuel. La liberté de penser et de réflexion sont des libertés inaliénables, y compris pour le travailleur de la santé. Par ailleurs, le Nicaragua ne reconnaît que les unions entre homme et femme et est déterminé à protéger la famille. La représentante du Nigéria, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a estimé que le document final comporte de nouvelles initiatives quil faut mettre en uvre le plus rapidement possible. Pour ce faire, a ajouté la représentante, lappui des institutions multilatérales sera nécessaire. Il revient à la communauté internationale de démontrer son engagement et aux partenaires de développement dapporter lassistance nécessaire. Le représentant de Malte a réaffirmé ses réserves concernant les termes de santé reproductive, de droit sexuel, davortement sûr et de lavortement provoqué. A Malte, a-t-il dit, linterruption de la grossesse est illégale. Le pays, a ajouté le représentant, ne peut quémettre dautres réserves sur les références faites aux documents de certaines conférences. Le représentant de lArgentine, au nom du MERCOSUR, a souhaité quune déclaration quil entend présenter au Bureau de la session extraordinaire figure en bonne place dans le procès-verbal de la session extraordinaire. Le représentant du Rwanda a déploré que le paragraphe 51 du document final ait été adopté sans aucune référence au génocide et aux autres crimes contre lhumanité. Aucun argument autre que technique na été évoqué pour expliquer ce fait, a dit la représentante avant démettre les réserves les plus fermes à la suite de cette omission. Cette commission traduit le fait que certains membres de lONU nont pas pris au sérieux les crimes de génocide, a estimé le représentant en rappelant que la Convention contre le génocide est un instrument contraignant que tous ses signataires devraient respecter. (à suivre 1G) - 1G - AG/1023 10 juin 2000 La représentante des Etats-Unis a dit comprendre que comme pour le Programme daction de Beijing, les engagements mentionnés dans le document final de la session extraordinaire ne sont pas juridiquement contraignants. Il sagit dengagements généraux et non dengagements spécifiques. Les Etats-Unis soulignent aussi que seuls les Etats parties aux textes cités sont tenus de mettre en uvre les dispositions pertinentes. La représentante a émis des réserves sur les dispositions du texte qui attestent que loccupation étrangère représente en tant que telle une violation des droits de lhomme. Les Etats-Unis se dissocient des dispositions traitant de la mondialisation et des questions économiques. Les réserves touchent les paragraphes concernant le désarmement et laugmentation du financement des recommandations. La représentante du Gabon, au nom du Groupe africain, a souhaité que dans la mise en uvre des recommandations, la souveraineté des pays reste souveraine. Il faut faire en sorte que toutes les composantes de la société, les hommes, les femmes et les enfants, apportent leur contribution à lédification des nations. La femme étant détentrice des valeurs morales de la société, elle ne peut exercer ce rôle quen parfaite symbiose avec lhomme, a dit la représentante avant de souligner limportance de lappui de la communauté internationale pour la mise en uvre des recommandations du document final. Elle a regretté, en terminant, que ce document nait pu paraître à temps dans toutes les langues de travail reconnues par lONU. La représentante du Sénégal a dit avoir souhaité que le document final serait plus en faveur de la promotion de la femme. Elle a aussi appelé au renforcement de la coopération internationale pour, a-t-elle dit, trouver des solutions novatrices aux contraintes économiques et financières des pays en développement et les rendre ainsi à même de mettre en uvre les engagements communs en matière de protection et de promotion des droits fondamentaux de la femme. Le représentant de El Salvador a rappelé que, conformément à la Constitution, lavortement est interdit dans son pays. Il a donc interprété les dispositions du document final faisant référence aux soins de santé reproductive apportés aux enfants comme devant se dérouler avec lassentiment des parents, étant entendu quils naboutiront pas à lavortement. (à suivre 1H) - 1H - AG/1023 10 juin 2000 La représentante du Kenya a souhaité que la session Beijing +5 devienne un moment historique pour les femmes du monde entier. Le Kenya se joint au consensus sur le texte. Au Kenya, les questions de lavortement sont couvertes par le droit pénal national qui le considère illégal, a précisé la représentante, rappelant que cette question sensible sera traitée dans le cadre du Programme daction de Beijing. Le représentant du Soudan, faisant référence au paragraphe 2bis du document, a rappelé lattachement de son pays au principe de la pleine souveraineté nationale. La représentante de Cuba sest félicitée du travail accompli au cours de la semaine écoulée. Elle sest déclarée convaincue que le bilan dressé contribuerait à lamélioration de la situation des femmes et des filles sur tous les continents. La représentante a souligné la difficulté dobtenir un consensus dans le cadre des négociations officieuses, parfois entourées de nombreuses irrégularités. Dans de telles circonstances, le libellé de certains paragraphes reflète la flexibilité de Cuba et son engagement en faveur de la promotion des femmes mais ne devra toutefois pas être considéré comme un précédent pour dautres négociations et autres conférences futures. Le représentant de lAlgérie, au nom du Groupe arabe, sest félicité de lissue des travaux de la session extraordinaire en se disant convaincu que les recommandations du document final constitueront une nouvelle base pour améliorer la condition de la femme. Les Etats arabes, qui ont fait montre de souplesse pendant les négociations, réaffirment leurs engagements à défendre les droits de la femme et les acquis obtenus au cours des dernières années. La représentante du Maroc a indiqué que la mise en uvre des recommandations du document final seffectuera conformément à la Constitution, aux lois et aux traditions nationales. Le Plan daction national pour la promotion nationale actuellement à létude témoigne de la place donnée à la femme marocaine dans les efforts de développement, a souligné la représentante. Le représentant de la Tunisie a souligné que la prise en compte des particularités de chaque pays dans les recommandations du document final ne signifie pas un recul par rapport aux principes adoptés à Beijing. Il a réaffirmé la disposition à promouvoir la condition de la femme dans le contexte des spécificités nationales. La représentante de lEgypte a déclaré que son pays ne saurait accepter les tentatives portant atteinte aux réunions des Nations Unies dans le domaine social et celui de la promotion de la femme. Faisant part de la disposition de son pays de mettre en uvre les recommandations du document final à la lumière des lois nationales, le représentant a déploré que le paragraphe concernant les ressources (à suivre 1I) - 1I - AG/1023 10 juin 2000 financières ne soit pas à la hauteur des problèmes que connaît la femme dans les pays en développement. Elle sest félicitée des réunions organisées par les programmes et les institutions, au cours de la session extraordinaire, qui ont permis un échange de vues fructueux entre les gouvernements et les ONG et la prise en compte des expériences réelles au niveau national. Elle a demandé que les prochaines conférences des Nations Unies encouragent lorganisation de réunions parallèles des ONG comme cela a été le cas lors de la Conférence du Caire sur le développement et la population. LUnion européenne sest engagée à lutter contre toutes les formes de discriminations, dont celles fondées sur le sexe. Elle déplore que le document final ne fasse pas explicitement mention des droits sexuels des femmes et des questions liées à lavortement. La représentante de la Nouvelle-Zélande a indiqué que son pays interdisait la discrimination fondée sur la préférence sexuelle et interprète le paragraphe 2bis du document comme incluant ce type de discrimination, en conformité avec le Pacte relatif aux droits civils et politiques. (à suivre 1J) - 1J - AG/1023 10 juin 2000 La représentante dOman a réaffirmé lengagement de son pays en faveur de lamélioration de la situation des femmes et a indiqué quOman appliquerait les engagements pris conformément à la Charia islamique et à sa loi interne. La représentante de la Mauritanie a demandé quil y ait une plus grande équité dans la traduction des documents de lONU, notamment en ce qui concerne les traductions en arabe et en français. Elle a rappelé la détermination de son pays à faire en sorte que soient appliquées les décisions prises au titre du document final à condition quelles ne soient pas contraires à la religion et à la loi de son pays. Le représentant de lIraq a souligné que sa délégation avait fait preuve de la plus grande souplesse pour parvenir à un texte accepté et équilibré. LIraq appliquera les dispositions prises conformément aux lois en vigueur en Iraq. Toutefois, lIraq a des réserves en ce qui concerne les dispositions contraires à la Charia et aux traditions et valeurs arabes. Le représentant de la Norvège a indiqué que sa délégation aurait souhaité linclusion dans le document de la discrimination fondée sur la préférence sexuelle, la reconnaissance des droits sexuels des femmes, le droit à des avortements dans des conditions de sécurité et la dépénalisation de lavortement. La Norvège est aussi déçue par labsence daccord sur les mesures à prendre sur la question des mines terrestres qui affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles. Le représentant de la République islamique dIran sest joint au consensus sur le texte et a appuyé lapplication des mesures décidées. Il a toutefois émis des réserves quant à la notion dégalité. Lhomme et la femme sont des composantes précieuses de lhumanité, chacun présentant des caractéristiques qui se renforcent mutuellement. LIran interprète la notion dégalité entre les sexes selon les valeurs islamiques. La famille en tant quunité centrale de la société doit se voir accorder une place centrale. De lavis de lIran, une démarche plus constructive sur cette question aurait dû figurer dans le document. Le représentant a dissocié sa délégation des termes utilisés dans le paragraphe 8 et de toute disposition encourageant des rapports sexuels en dehors du cadre du mariage et de la famille en tant quunion légitime entre un homme et une femme. En ce qui concerne lhéritage, lIran interprète le texte conformément à lIslam. En outre, toute nouvelle idée ou terme ne figurant pas dans le Programme de Beijing seront interprétés selon les coutumes et les préceptes de lIslam. Le représentant de la Jordanie a indiqué que son pays mettrait en uvre les dispositions du document conformément à sa constitution. Le représentant de la République arabe syrienne sest félicité des résultats positifs de la session extraordinaire. Il sest joint au consensus sur le document dans la mesure où ses dispositions sont conformes aux coutumes, à la religion et aux lois syriennes. Il a souligné que son pays appliquerait les dispositions du document dans le respect la souveraineté nationale et du droit syrien, mentionnant ne particulier le paragraphe 2 du document. (à suivre 1K) - 1K - AG/1023 10 juin 2000 LObservatrice du Saint-Siège [qui rappelons le à un rôle dobservatrice et non dEtat-Membre] a pris note des progrès accomplis au cours des derniers mois et a salué les efforts de la communauté internationale visant à améliorer la situation des femmes. Le Saint-Siège se félicite dun grand nombre des dispositions du document. Toutefois, il est préoccupé du non-respect de la résolution 54/142 qui soulignait que lobjectif de la session extraordinaire nétait pas de renégocier les accords existants. Un grand nombre de délégations nont, en effet, pas du tout suivi ces directives. Le Saint-Siège se dissocie des termes nouveaux et mal définis, comme les droits sexuels qui pourraient être interprétés comme incluant la pédophilie. Le Saint-Siège qui a pu sassocier avec de grandes réserves au Programme daction adopté à Beijing, maintient ces mêmes réserves. Son adhésion au consensus ne doit pas être interprétée comme une acceptation de termes allant à lencontre des convictions quil défend, comme une approbation de lavortement ou un changement de sa position sur la contraception. Le document reste marqué par une compréhension individualiste de la sexualité. Pour le Saint-Siège, la question de la santé sexuelle doit être abordée de manière holistique et viser à encourager la maturité de la personne et des relations responsables. Le Saint-Siège ne considère pas que lavortement soit une dimension de la santé sexuelle et rejette toute reconnaissance juridique de lavortement. Son adhésion au consensus nimplique pas de changement en ce qui concerne sa position sur les termes à la planification familiale et de la fécondité. En ce qui concerne les accords internationaux, le Saint-Siège réserve sa position conformément à lacceptation ou non par le Saint-Siège de ces documents. Il interprète le terme genre ou sexe, comme reposant sur la définition biologique, mâle et femelle. Le Saint-Siège estime que léducation sexuelle est essentiellement et fondamentalement le devoir et la responsabilité des parents. En ce qui concerne laccès des jeunes à des services de planification familiale et des services de santé, il considère que ces termes sappliquent à des couples mariés. Le Saint-Siège maintient que rien dans le document ne doit être interprété comme impliquant que le personnel de santé ne soit obligé dagir contrairement à ses croyances. Pour le Saint-Siège, la vie humaine commence au moment de sa conception et elle doit être protégée dès ce moment. Le Saint-Siège rejette donc lavortement " La suite - Le numéro de rentrée (septembre) du bi-mestriel édité par ProChoix sera largement consacré à Pékin + 5 (récit de lambiance, analyse comparative entre la plate-forme et celle de Pékin, tour dhorizon des différentes ONG présentes) - Important : à la demande de nombreux participants à la conférence et de nos sympathisants, les tee-shirts (The Vatican is against life, MY WAY OF LIFE !) sont disponibles à la vente sur le site ! - Dès aujourdhui, ProChoix entame une campagne dappel à dons pour financer lenvoi de représentants aux différentes étapes de préparations de la Conférence des Nations Unies sur le racisme qui devrait se tenir au Cap en 2001. LAfrique de Sud fait partie des très rares pays du Sud à prévoir dans sa constitution la non discrimination en raison de lorientation sexuelle. Grâce aux dons récoltés par le Fonds de lutte contre lhomophobie, nous ferons tout ce qui est possible pour élargir la lutte contre le " racisme " à la lutte contre lhomophobie et contre le sexisme à cette occasion. - Enfin, puisque Pékin + 5 sachève dans la déception, il est temps dêtre vigilants et de sassurer que dans les années à venir notre pays, ainsi que lunion européenne, cesseront de soutenir les gouvernements homophobes qui ont bloqué le processus des négociations et empêcher que ne soient inscrit le droit à lavortement et la lutte contre les discriminations en raison de lorientation sexuelle dans la plate-forme. Retrouvez les adresses mail où écrire pour protester sur le site : http://www.prochoix.org. Nhesitez pas a communiquer vos remarques aux délégations dont les interventions vous ont choqué ! Page d'acceuil - Revue - Catalogue - Abonnement - Librairies - News - Association - Historique - Actions - Edition - Films - Centre de doc - T-shirts- Liens www.prochoix.org
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