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(France) sassocie à la campagne menée par Catholics
for a free choice et demande une enquête sur le statut dexception
dont jouit le Vatican aux Nations-Unies.
Dès
1957, le Vatican est parvenu à ce que les Nations Unies rendent
compte de leurs décisions au Saint-Siège. En 1964, sans
quaucune décision, ni loi ni décret, nait été
prise, le voilà devenu observateur permanent bien quEtat
non membre. Ce statut exceptionnel lui permet de participer à tous
les débats de lorganisation sans avoir pour autant à
se conformer aux programmes de lONU. Y compris ceux sur lalphabétisation,
le contrôle des naissances et la lutte contre le VIH contre lesquels
le Vatican mène bataille à lintérieur de son
territoire en tant quEtat et ailleurs dans le monde sous forme de
groupe dintérêt !
Les
dégâts du Saint-Siège à LONU
600
000 femmes meurent chaque année lors de leur grossesse ou en accouchant.
LONU est un lieu crucial pour déclencher des campagnes dinformations
sur la contraception et lavortement permettant de sauver ces vies.
Malheureusement, le Saint-Siège use de son pouvoir pour limiter
laccès au planning familial et à lavortement.
Même dans les pays où lavortement est légal.
Même pour les femmes victimes de viols de guerre. Ainsi après
avoir pris position contre le droit à lavortement pour les
femmes victimes de viols en Bosnie, il a récidivé en contre-indiquant
la pilule et lavortement pour les femmes violées au Kosovo.
Lors des conférences internationales sur la population, le Vatican
et ses alliés déployent une énergie considérable
pour combattre le droit de choisir et convaincre de nombreux pays du groupe
des 77 que les tentatives de planifications familiales relevent dune
volonté américaine et européenne pour exterminer
les musulmans par le contrôle des naissances. Cest ainsi
que tous les textes sur lavortement et lhomosexualité
ont été revus à la baisse à la conférence
du Caire en 1994 et à celle de Pékin en 1995.
Pour
la fin de ce statut dexception
Plusieurs
éléments pourraient remettre en cause le pouvoir du Saint-Siège
à lONU et son assimilation à un Etat. Primo, le Vatican
nest pas un Etat souverain. Deuxio, lONU ne reconnaît
en principe le statut dEtat quà des pays ayant des
représentants dans la majorité des pays siégeant
à lONU. En 1985, le Saint-Siège nétait
représenté que dans 53 pays sur 112. Enfin, le Saint-Siège
est loin de remplir les quatres critères établis par la
Convention des droits et des devoirs dun Etat. :
1) Un Etat doit avoir une population de référence. Qui sont
les citoyens du catholicisme ? Tous les catholiques du monde ? Seulement
ceux qui habitent le Vatican ? En aucun cas, lappartenance à
une religion ne peut être apparentée à une citoyenneté.
2) Un Etat doit avoir un territoire défini. Or il ny a pas
quau Vatican (quelques kilomètres carrés) que le Saint-Siège
agit. Son pouvoir, son influence et ses décisions sappliquent
aux quatre coins du monde.
3) Un Etat doit avoir un gouvernement. Or le Saint-Siège ne répond
pas non plus à cette définition puisquil est le gouvernement
du Vatican et de lEglise catholique.
4) Un Etat doit être capable davoir des relations avec les
autres Etats. Cest peut-être le seul point quest en
mesure de remplir le Vatican.
Pour participer à la campagne de Catholics for a free choice et
demander la fin du statut dexception du Saint Siège, renvoyez
ce fac-similé à lONU ou à CFFC: cffc@catholicsforchoice.org
Lettre
modèle à envoyer au secrétariat général
de l'ONU
Cher
M. Annan, secrétaire général.
En tant quEtat non membre et observateur permanent, le Vatican bénéficie
dun statut unique, souvent comme votant lors des conférences
de lONU. Donner des privilèges de lordre dun
gouvernement à ce qui est en fait une religion pose problème.
Le fait que ce représentant ait pu faire des propositions visant
à plus de paix nest pas une raison suffisante pour lui accorder
le statut dEtat. La participation des gouvernements à lONU
devrait être réservée aux Etats existants. Les religions
du monde sont amplement représentées par les ONG. Avec ce
statut, le Vatican pourra faire entendre sa voix notamment par le biais
du Conseil mondial des Eglises sans ambiguïtés ni privilèges.
Nous vous demandons donc, Monsieur le secrétaire de bien vouloir
ouvrir une enquête officielle sur le statut du Saint-Siège
au sein des Nations Unies.
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