Article
extrait de ProChoix n°15 (septembre 2000)
Avortement
La loi du 17 avril 1920 "réprimant la provocation à
lavortement et à la propagande anticonceptionnelle"
interdit toute publicité ou propagande, par quelque moyen que ce
soit, en faveur de lavortement ou de la contraception. Un décret-loi
du 29 juillet 1939 prévoit, en outre, de graves sanctions disciplinaires
à lencontre du personnel médical qui sy serait
livré (suspension pendant 5 ans, voire incapacité absolue
dexercer la profession).
Ces dispositions restent pour lessentiel en vigueur, la loi Veil
de 1975 se limitant à permettre le recours à lIVG
dans des cas exceptionnels et par dérogation à linterdiction
générale posée par le code pénal.
Larticle L. 162-7 du code de la santé publique requiert
le consentement des parents ou du représentant légal lorsquune
femme mineure souhaite avoir recours à linterruption volontaire
de grossesse. Cette exigence repose sur le principe de larticle
371-2 du code civil, en vertu duquel "lautorité appartient
aux pères et mère pour protéger lenfant dans
sa sécurité, sa santé et sa moralité".
Contraception
La loi dite "Neuwirth" du 28 décembre 1967
encadre la fabrication, limportation, la prescription et la vente
des "produits, médicaments et objets" contraceptifs :
leur délivrance ne peut avoir lieu quen pharmacie, ou "dans
les centres de planification ou déducation familiale agréés"
pour les mineurs souhaitant garder le secret. La loi précise que
les contraceptifs hormonaux doivent faire lobjet dune prescription
médicale.
Cest sur ce dernier texte que sest fondé le Conseil
dEtat, le 30 juin dernier, pour annuler la circulaire du ministre
délégué à lenseignement scolaire permettant
la prescription et la délivrance du Norlevo par des infirmières
scolaires.

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