Une Campagne

 

 

Francois BAYROU

Olivier BESANCENOT

Christine BOUTIN

J.P. CHEVENEMENT

Jacques CHIRAC

Daniel GLUCKSTEIN

Robert HUE

Lionel JOSPIN

Arlette LAGUILLER

Corine LEPAGE

Jean-Marie LE PEN

Alain MADELIN

Noel MAMERE

Bruno MEGRET

Jean SAINT-JOSSE

Christine TAUBIRA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nom : Jean-Pierre Chevenement

 

Point fort : Il finira peut-être par pousser Jospin à se montrer plus laïc !

Point faible : C'est un vrai nationaliste !


 

+ Il a démissioné du son poste de ministre de la défense pendant la guerre du Golfe

+ Il se dit laïque et c'est depuis le MDC que Jean-Pierre Michel a défendu la loi sur le PaCS

+ Démissionne souvent

 


 

- Sous couvert d'incarner la Laïcité, Chevènement n'est qu'un partisan mitigé du droit de choisir et remet au goût du jour des positions nationalistes et natalistes d'un autre-temps.

 

* Extraits du portrait paru dans le n°20 de ProChoix ("Lettre à mes 'amis' Chevènementistes par Fiammetta Venner)

- Chevènement et la laïcité : "Le discours de Chevènement est loin d'être fermement laïque. Ainsi, lorsqu'il s'exprime en tant que ministre de l'Intérieur chargé des cultes devant les autorités religieuses présentes à Strasbourg à l'occasion de l'ordination épiscopale de Mgr Joseph Doré, nouvel archevêque de la ville, le 23 novembre 1997. Au début de son intervention, Chevènement semble seulement défendre l'idée (compréhensible) d'enseigner l'histoire des religions : "On ne peut concevoir, en France, une solide formation intellectuelle, fut-elle élémentaire, qui ignorerait la contribution des religions monothéistes au façonnement de notre nation”. Rien que de très louable en soi, même si le discours vire très vite à la glorification des Évangiles (...) Le problème, c'est que la démonstration de style et l'érudition affichée pour séduire l'épiscopat strasbourgeois s'accompagne dans les faits d'une capitulation totale lorsqu'il s'agit de défendre le principe de séparation de l'Église et de l'État en Alsace-Moselle. Ainsi l'homme reprend-il à son compte tous les arguments que nous avons récusés dans le n°13 de ProChoix au sujet de l'Alsace-Lorraine : "Tel est aussi le cas en Alsace-Moselle. Ici prévaut le Concordat de 1801. Les publicistes disputent l'épineuse question du maintien du régime concordataire après l'annexion allemande de 1871. Le fait est établi. Ses modalités et ses fondements juridiques sont contestés. J'observe seulement que par deux fois, quand l'occasion survint, les gouvernements français n'ont pas jugé bon de revenir sur les dispositions légales et réglementaires héritées du passé. Ce legs de l'histoire doit être compris. Il s'agit sans doute d'une particularité régionale, d'une exception dans l'exception française. Ses raisons directes sont connues : l'attachement des autorités religieuses, mais aussi de la population alsacienne et mosellane à la tradition du Concordat. Le législateur, sagement, n'a pas souhaité s'y opposer. Je ne vous surprendrai pas en vous disant que le gouvernement n'a pas l'intention de changer d'attitude”. Une fin de non-recevoir que les laïques pro-Chevènement feraient bien de méditer.

- Chevènement et les sans-papiers : " Pendant la guerre du Golfe, Chevènement est apparu comme un "résistant", un défenseur du Sud face aux impérialistes du Nord. Pourtant en France, lorsqu'il a les rênes du pouvoir, il est à l’origine de mesures qui n'ont rien à envier à celles de Charles Pasqua. Il serait trop long ici d'en faire état, mais rappelons tout de même qu'en 1999 le ministre de l'Intérieur adressa aux préfets une circulaire sur "l'éloignement des étrangers en situation irrégulière" des plus alarmantes. Le GISTI l’analyse en ces termes : "Le ministre, qui s'était publiquement engagé à procéder à au moins 12 000 expulsions par an, c'est-à-dire à faire autant que Jean-Louis Debré, s'inquiète de ce que cet objectif ne sera pas atteint. (…) M. Chevènement ordonne donc aux préfets de mettre en œuvre des dispositions énergiques pour faire du chiffre. Pour ce faire, il les invite à procéder à des interpellations collectives et des vérifications de régularité ‘dans les endroits que [les services de police et de gendarmerie leur] auront indiqués comme étant ceux où se concentrent les irréguliers’. Or, l'article 78-2 du Code de procédure pénale limite dans ce cas les contrôles d'identité aux personnes ‘à l'égard desquelles existe un indice faisant présumer qu'elles ont commis une infraction’". En d'autres termes, le ministre de l'Intérieur assimile la présence d'une personne en un lieu où sont réputés se concentrer des irréguliers comme un indice faisant présumer qu'elle est irrégulière. Dans la pratique, cette piètre conception de la liberté de circulation et de la présomption d'innocence permet de légaliser le contrôle au faciès : les préfets sont invités à interpeller les étrangers lorsqu'ils sont en groupe. C'est précisément ce que l'on appelle une rafle xénophobe. Et ce n'est pas tout, comme le rappelle le GISTI, Chevènement annonce alors son intention de "faire progresser la mise en œuvre du fichier des empreintes de demandeurs de titres de séjour prévu par l'ordonnance de 1945" et ordonne aux préfets d'alimenter en informations cette base de données : "Cette disposition de fichage a été ajoutée par la loi Debré du 11 mars 1997 à l'ordonnance de 1945.

- Chevènement et la dérive sécuritaire" : "Rappelons également que Chevènement a été le premier ministre à se permettre d'envoyer la police dans les facs depuis 68. Il s'agissait d'y déloger les collectifs de sans-papiers. En 2000, il a passé alliance avec plusieurs présidents d'universités comme Nanterre, Toulouse Le Mirail et Paris VIII Saint-Denis pour y organiser des évacuations qui ont souvent été violentes et se sont soldées par des mises en examen de sans-papiers ou de leurs soutiens. Pour cela, Chevènement invita des établissements a levé les franchises qui empêchaient jusque-là les forces de l'ordre d’entrer sur les campus sans autorisation. Grâce à lui, les forces de l'ordre peuvent donc désormais y entrer quand ils veulent pour y faire régner “l’ordre et la sécurité” !

- Chevènement et le PaCS: "Si l'ambiguïté qualifie déjà les rapports de Chevènement avec la laïcité et la République, que dire des rapports entretenus par son mouvement avec le PaCS. Il faut le rappeler, à travers la personne de Jean-Pierre Michel (rapporteur du PaCS) et Jan-Paul Pouliquen (fondateur du Collectif pour le PaCS), le Mouvement des citoyens a largement contribué à l'avènement de ce texte, non sans le façonner à sa manière. Ce n'est pas un hasard si, contre toute attente, le PaCS n'a pas résolu le cas pourtant tragique de couples binationaux homosexuels séparés par des arrêtés de reconduite à la frontière. (...) Mieux, les derniers homos égarés — qui en étaient encore à se demander si le Mouvement des citoyens était une famille politique pour eux — seront intéressés d'apprendre que récemment, le parti de Chevènement compte certes toujours Jean-Pierre Michel dans ses rangs mais vient d'accueillir une nouvelle recrue du nom de Michel Pinton… Et oui, le fameux Pinton à l'origine de la pétition des maires anti-CUS, habitué à collaborer avec le pire des associations familialistes ! Comme si le parti voulait rétablir son image après le PaCS, il puise donc dans ce que la politique compte de plus réactionnaire.

- Chevènement et les droits des femmes : "Le 9 Septembre, Jean-Pierre Chevènement annonçait le programme en 12 points qu'il compte développer lors des élections présidentielles. Parmi eux, un point prévoit de "permettre aux femmes de mieux concilier leur vie professionnelle et leur épanouissement familial". Un engagement en soi peu féministe, d'autant qu'à aucun moment le président du MDC n'envisage que des hommes puissent, eux aussi, vouloir concilier leur vie professionnelle et leur épanouissement familial. Hésitant entre le kitsch et la grossièreté, c’est le jour de la Saint-Valentin que le président du MDC a convoqué les groupes de femmes pour leur exposer son programme. Mais c’est au cours d’un meeting à Besançon, le 24 janvier, qu’il a sans doute été le plus clair dans sa façon de privilégier le familialisme au féminisme. Plaidant pour que l'on "sorte du dogmatisme idéologique", l’homme a expliqué : “l'entrée massive des femmes dans le monde du travail est un phénomène positif et irréversible", mais il a surtout plaidé en faveur d’un État fermement nataliste :"l'État doit mener une politique familiale volontariste et se préoccuper au plus haut point du renouvellement des générations". Selon lui, en effet, "il appartient aussi à l'État républicain de se poser la question vitale de la démographie" : "C'est par les enfants qu'une société se transforme et progresse." Et l’homme d’ajouter : "Il serait temps que la France le comprenne", "cela passe par une autre politique économique susceptible de redonner l'espoir, sans lequel il n'y a ni vie, ni envie de donner la vie", "Nous devons faire en sorte que tout enfant désiré puisse naître". Gloups. Vous croyez au dérapage ? Pas du tout. Chevènement a toujours tenu des positions familialistes voire natalistes et ses accointances avec le milieu provie sont loin de faire penser à des accidents.

- Chevènement et la natalisme : " il y a quelques années, Chevènement signait un “Appel pour sauver l’avenir” baptisé SOS Jeunesse, aux côtés de tout le gratin provie. Paru dans le Figaro, l’appel est terrifiant : “l’évolution démographique de la France et de la plupart des pays européens est dramatique”. Suivent les causes supposées d’un tel “drame”, dont l’avortement bien sûr : “la France a perdu un million cinq cent mille jeunes depuis 1975, soit presque autant que la saignée de 1914”. Une “saignée” compensée par des flux migratoires depuis, mais c'est justement ce qui inquiète les auteurs de l'appel : ”les dirigeants oublient aussi que l’intégration des flux migratoires à venir sera d’autant plus difficile qu’il y aura de moins en moins d’enfants autochtones dans les écoles”. Bref, toujours trop d’étrangers et jamais assez de Français. L'Appel a beau se montrer rassurant — “Il n’est pas question d’introduire quelque politique coercitive que ce soit, ni de supprimer des libertés, en matière de vie privée, auxquelles tiennent les couples français” — on reste impressionné par son inspiration nataliste.
À vrai dire, excepté Jean-Pierre Chevènement, les noms des signataires ne sont guère surprenants : Évelyne Sullerot (présentée comme cofondatrice du Planning familial et qui aujourd’hui a rejoint les rangs des anti-avortement et des anti-PaCS), Jacques Dupâquier (démographe de l’EHESS mais aussi rédacteur en chef de Population et avenir, une association provie), Jean-Claude Barreau, Pierre Chaunu, Jean Foyer, sans parler de Clara Lejeune-Gaymard (fille du professeur Lejeune et femme de Hervé Gaymard). Plus instructif encore, on y trouve également la signature d'élus comme Christine Boutin, Jean-Pierre Soisson (compromis dans des alliances régionales avec le FN), ou Philippe de Villiers... Comme si en accolant sa signature à la leur, Chevènement fermait la boucle d'une famille politique anti-choix qui se reconnaît et nous permet enfin de la reconnaître à notre tour.


Pour ceux qui douteraient encore, Jean-Pierre Chevènement a eu la gentillesse d'accompagner sa signature d'un texte nataliste de son cru : “Le vieillissement de la France et de l’Europe entraîne la stagnation économique, c’est parce qu’il y a de moins en moins de jeunes et parce que toute la politique économique et monétaire au nom du ‘franc fort’ et à coups d’intérêts dopés encourage la rente, qu’il y a de plus en plus de jeunes chômeurs. La France est devenue un pays de vieux et elle mène une politique de vieux. Elle a fermé devant sa jeunesse les portes de l’avenir”. Le futur ministre rappelle qu’il a proposé l’idée en 1979 d’un congé parental dans le projet socialiste (“et ce ne fut pas sans peine” insiste-t-il). Afin de relancer la natalité, l’homme propose en vrac de développer les crèches, d'encourager la naissance du premier enfant, de ne pas imposer les allocations familiales... Il enjoint le pouvoir de lutter contre les “famille monoparentales” qui “peuvent être un choix mais qui le sont rarement” (sic). Enfin il explique que si la gauche ne s’intéresse pas à la démographie, c’est “sans doute [que] le terrorisme intellectuel du politiquement correct y est pour quelque chose” (re sic !). Boutin et Villiers, cosignataires, n'auraient pas dit mieux…

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Chevènement flirte avec le milieu familialiste. C'est aussi sous son patronage (et celui de quelques autres- 6) que la fondation Scelles organisa le 16 mai 2000 à l'UNESCO un colloque intitulé "Peuple de l'abîme, la prostitution aujourd'hui". On pouvait y écouter entre autres le professeur Pierre Chaunu, grande figure du milieu provie, avec qui Chevènement a d'ailleurs signé il y a quelques années un appel contre la dénatalité : SOS Jeunesse. Dans son intervention, égal à lui même, Chaunu ne manqua pas de stigmatiser la dégradation des mœurs, source du développement de la prostitution et d’invoquer aussi le châtiment divin qui frappe les sodomites, dont la muqueuse anale est justement perméable au virus du sida…

 

- Les Amis de Chevènement : "Comment s'étonner qu'avec une telle collection de positions réac' dans sa besace, Chevènement finisse par séduire ce que le monde compte de plus conservateur. Depuis 1984, date où il a été ministre de l'Éducation nationale, il n'a cessé d'entretenir ses relations à droite. Pour désamorcer la crise scolaire, il est ainsi discrètement aidé par le rédacteur de la constitution de la Vème République : "Les conseils très fins de Michel Debré m'ont évité de tâtonner", confiera-t-il plus tard. Il participe avec Marie-France Garaud à un colloque sur "l'identité allemande" à Berlin. Au colloque sur "l'identité française" organisé en 1985 par le Club de l'Horloge, son nom ne cesse d'être évoqué et cité. En campagne pour les élections de 1986 et 1988, il demandera à la gauche de ne pas "s'alarmer parce que des gens qui votaient à droite pourraient la rejoindre”. Dans son livre L'ardeur nouvelle, Charles Pasqua fait un procès en règle du socialisme, mais décerne un "bon point" à M. Chevènement. Après la défaite des élections législatives, celui-ci revient à la charge et explique que "le paysage politique a changé, l'union de la gauche est derrière nous". Il faut admettre "toutes les recompositions possibles". Parmi les personnalités sulfureuses à le soutenir : Florence Kuntz et William Abitbol venus du RPF de Charles Pasqua, le gaulliste Pierre Dabezies, Laurent Alaphillipe, ancien cadre des jeunes RPR, Olivier Marlière, adjoint au maire de Valenciennes... mais aussi et surtout Poujade, dont le soutien ferait même honte à certains lepénistes ! Sur son site pourtant, Jean-Pierre Chevènement tient à défendre ce ralliement, arguant du fait que Poujade aurait soutenu tous les présidents élus depuis trente ans ! Il n’empêche, la superstition ne justifie pas tout. Et certainement pas l’alliance avec un autre individu, Paul-Marie Coûteaux, avec qui travailla Chevènement au ministère de la Défense entre 1988 et 1991 et qui n'est autre qu'un ardent militant royaliste. En 1996, encore dans le placard (du royalisme), il dit vouloir "refuser de ‘casser’ ce qui reste d’unité française, changer l’heure de nos montres pour ne pas avoir la même que M. Le Pen, ouvrir à la démagogie un véritable boulevard en lui abandonnant tout le champ symbolique". En fait, c'est Couteaux qui incitera Chevènement à adopter le terme pourtant très marqué de “souverainiste”. “Quand tout fout le camp, on retrouve les fondamentaux : l'autorité de l'État et l'indépendance nationale” explique le député européen, alors élu sur la liste de Charles Pasqua en 1999. Il est aux côtés de Denis About, ancien camelot, et surtout de Pierre Pujo, alors président de la Restauration Nationale et directeur du journal de l'Action française. Ce dernier explique : “Nous sommes proches de tous ceux qui sont pour la nation”.


Avec un tel réservoir d’alliés potentiels, faut-il enfin s'étonner de la présence du général Pierre-Marie Gallois parmi les 100 premiers signataires soutenant la candidature de J.-P. Chevènement à la prochaine présidentielle ? Il faut en tout cas le relever tant le personnage incarne pour le coup un soutien qui aura fait honte à Le Pen lui même mais ne semble pas déplaire à Chevènement. En plein massacre en ex-Yougoslavie, le vieux général s'était par exemple illustré pour avoir écrit à Mladic, le grand nettoyeur ethnique, qu'il se serait volontiers battu à ses côtés si l'âge ne l'en avait pas empêché. L’homme est suffisamment proche de Chevènement pour que son domicile serve de lieu de rencontre. Ainsi, c’est chez lui qu’a eu lieu le 15 janvier, selon le Figaro, un dîner avec Jean-Pierre Chevènement et Philippe de Villiers. Villiers aurait proposé à Chevènement de rejoindre ses rangs. On a les soutiens que l'on mérite... Le 4 février, l’un des opposants les plus farouches au PaCS expliqua à Libération : “Je ferais un bien meilleur ministre de Jean-Pierre Chevènement que Michel Pinton”. Preuve que leur dîner fut au minimum cordial, l'ancien ministre a mis près d'une semaine à écarter cette hypothèse. Et encore, il aura fallu la menace de certains de ses partisans comme Jean-Pierre Michel : “Si Villiers te rejoint, je vote Jospin”. Reste qu'aux dernières nouvelles, le MDC continue de naviguer en pleines contradictions. Il aurait même trouvé un nouveau slogan : "Ni droite, ni gauche"… Dommage, le Front national l'utilise déjà depuis plusieurs années".

 

* Extraits du portrait paru dans ProChoix n°20 ("Lettre à mes 'amis' Chevènementistes par Fiammetta Venner)

 

N'a pas répondu au questionnaire de Prochoix


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