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Roselyne
Bachelot, seule politique de droite pro-pacs, est son porte parole.
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Dans un entretien à Tetu, il explique : "Il n'est pas admissible
par exemple que l'orientation sexuelle d'une personne lui porte préjudice
dans la recherche d'un travail ou l'obtention d'une promotion. De l'insulte
à la non-reconnaissance, la palette est large des manifestations
de rejet et d'hostilité à l'égard des personnes
homosexuelles". (Têtu, avril 2002).

- Bien
qu'il s'en défende aujourd'hui, Jacques Chirac a pris la tête
d'une droite qui a activement milité contre le PaCS. En juin
1998, pendant les débats, il a même a profité d'une
intervention lors de la remise de la médaille de la famille française
pour déclarer : " il ne faut pas prendre le risque de dénaturer
le droit du mariage ni de le banaliser, en mettant sur le même
plan d'autres réalités humaines de notre temps, qui conduisent
bien loin des valeurs fondamentales de la famille".
-
S'il
est élu, il parle déjà de nommer Jean-Pierre Raffarin
Premier ministre ! Et là, on se rend bien compte que les Roselyne
Bachelot pèseront léger face à ce poids lourds
ultra-réac'...
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Chirac
est contre l'homoparentalité et la co-parentalité
-
Chirac
est membre d'honneur de l'Association des Amis du professeur Lejeune,
célèbre figure du mouvement anti-avortement.
-
Henri Plagnol,
l'une des personnes chargée de son argumentaire politique, a
compté parmi les députés les plus odieux pendant
les débats sur le PaCS, allant jusqu'à qualifier ce projet
d' "injuste et pervers, visant à sacraliser
légoïsme des couples" ou encore : "
Il est étonnant de voir (...) adopter une législation
qui tend à installer un supermarché de la famille : le
consommateur sera roi pour choisir au bazar de la famille ce qui lui
convient".
-
Autre
personnage problématique de son entourage proche : Pierre Lellouche.
Député de la 4ème circonscription de Paris, Pierre
Lellouche fait partie des rares figures importantes au plan national
à s'être mouillé contre le PaCS, allant jusqu'à
signer la pétition des maires contre le CUS alors qu'il n'était
pas maire !
Au moment des débats, tandis que la Garde des Sceaux assurait
que les couples homosexuels ne risquaient pas d'adopter avec cette loi,
Pierre Lellouche a proposé une solution plus sûre : Stérilisez-les
!
Mais aussi
... Pour mémoire, quelques anciennes déclarations de Jacques
Chirac lui-même :
-"Pour
moi la femme idéale, c'est la femme corrézienne de l'ancien
temps: dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne
s'assied jamais evec eux et ne parle pas". (1978)
-
« Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille
avec sa femme et qui ensemble gagnent environ 15000 francs, et qui voit
sur le pallier à côté de son H.L.M., entassés,
une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses,
et une vingtaine de gosses, qui gagnent 50000 francs par mois de prestations
sociales sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à celà
le bruit et l'odeur, eh bien, le travailleur français sur le
pallier il devient fou ! Et ce n'est pas être raciste que de dire
cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial.
Et il faudra enfin un jour poser le grand débat qui s'impose
dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il
est naturel que des étrangers bénéficient d'une
solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas
puisqu'ils ne payent pas d'impôts. » (Jacques
Chirac, Meeting électoral, 1990)
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Et
puisque nous déplorons l'influence néfaste de S. Agacinsky
sur son mari, notons les positions anti-PaCS de Bernadette Chirac.
Jacques
Chirac a répondu au questionnaire de Prochoix
Une réforme vient récemment d'améliorer
le recours à l'IVG mais ce droit reste menacé par les
actions d'intimidation de groupes anti-avortement, y compris au sein
du milieu médical, qu'envisagez-vous pour faire respecter ce
droit à l'avortement ?
LIVG
est un droit fondamental pour les femmes, et il convient donc effectivement
den améliorer laccès pour celles qui sont
contraintes dy recourir, et de leur offrir des garanties en matière
de sécurité sanitaire. Cela passe par une nécessaire
revalorisation de la situation des médecins des centres dorthogénie,
qui doivent notamment avoir une approche nouvelle et plus globale de
la femme accueillie, incluant pour cette dernière une éducation
sanitaire et établissant un dialogue sur la prévention
et la contraception.
Car il est impossible de se satisfaire du chiffre de 220.000 avortements
par an. Il faut par conséquent mettre en uvre les moyens
dinformation et de prévention pour diminuer de façon
significative le recours à lInterruption Volontaire de
Grossesse, notamment en déployant une vraie politique daccès
à la contraception. Il convient également de développer
une éducation à la sexualité et à la contraception,
notamment en direction des jeunes. Enfin, un effort tout particulier
doit être porté sur les centres dinformation à
la contraception et à la sexualité, surtout dans les quartiers
en difficulté.
Êtes-vous favorable au maintien d'une discrimination
des couples homosexuels en matière de conjugalité et de
filiation ? Si non, vous engagez-vous à les rendre égaux
devant le droit de se marier et d'adopter des enfants ? Comment ? En
améliorant le PaCS ou en leur permettant l'accès au droit
au mariage et aux droits afférents (adoption, droit à
la nationalité des partenaires étrangers) ?
Je suis particulièrement attaché à la valeur de
linstitution du mariage, car je suis convaincu quil sagit
du cadre le plus favorable à lépanouissement de
la famille et à la protection des intérêts de lenfant.
Je ne suis pas favorable au mariage des couples homosexuels car je pense
que le mariage doit rester le socle de la fondation dune famille.
Le Pacs, outre son apport symbolique en termes de reconnaissance, a
apporté un certain nombre de réponses aux préoccupations
des couples homosexuels, même sil ne résout pas tous
les problèmes : je pense au logement, aux successions, aux modalités
de rupture du Pacs. Sur ces points, de lordre du juridique ou
du fiscal, il convient de mener une réflexion. IL pourrait être
opportun de lancer une enquête qui étudierait le système
en place et émettrait des préconisations.
Tout être humain peut légitimement aspirer à fonder
une famille. Mais ce qui est primordial, cest lintérêt
de lenfant. Il sépanouit dautant mieux entre
un père et une mère, et cest ce cadre quil
faut privilégier pour construire son identité. La vie
fait que certains enfants nont pas la chance davoir leur
mère ou leur père, et je pense quil nest pas
opportun de créer de telles situations. Je ne suis donc pas favorable
à ladoption pour les couples homosexuels.
Avez-vous conscience des difficultés rencontrées
par les personnes transsexuelles dans leurs démarches médicales
et administratives ? Si oui, envisagez-vous d'y remédier ?
Lorsque le diagnostic de transsexualisme est établi avec une
certitude absolue (syndrome transsexuel typique avec conviction inébranlable
et fixée depuis l'enfance) et que toutes les conditions sont
remplies (notamment sur le plan de la structuration psychologique de
la personne, consentement éclairé du patient), la personne
doit pouvoir avoir accès au processus médical quelle
souhaite, et en tirer toutes les conséquences sur le plan administratif.
La loi prévaut de pénaliser l'incitation à la haine
raciste mais pas homophobe, si vous êtes élu vous engagez
vous à la modifier en ce sens lors de votre quinquennat ?
Lhomophobie, qui se traduit par des manifestations dhostilité
et de rejet de la personne homosexuelle, est inacceptable, au même
titre que le sexisme ou le racisme. A linstar de ce qui existe
pour dautres phénomènes de rejet, une condamnation
de lhomophobie simpose. Je suis favorable à ce que
lon communique autour de la condamnation de lhomophobie,
sous différentes formes : à condition dassocier
les parents, une réflexion pourrait sengager pour voir
sil y a lieu dinclure dans les programmes déducation
civique, à partir dun âge approprié, la condamnation
de lhomophobie, comme de toutes formes de discrimination. Pour
lutter efficacement contre toute forme de discrimination, un effort
de formation et dinformation doit être mené en collaboration
avec lensemble des personnels des services publics : personnels
hospitaliers, professions de santé, enseignants, travailleurs
sociaux
et aussi auprès du monde de lentreprise.
Êtes-vous favorable à une meilleure prise en
compte de la douleur des patients ainsi que du droit de mourir dans
la dignité. Si oui, vous engagez-vous à faire voter une
loi dépénalisant le recours à l'euthanasie volontaire
?
Le débat sur leuthanasie est un débat à la
fois fondamental et complexe. Certaines législations étrangères
autorisent leuthanasie active, conduisant des médecins
à mettre leur savoir au service d'une mort que le malade, sa
famille ou le médecin lui-même considèrent comme
une délivrance. Or je crois fondamentalement que le rôle
du médecin est avant tout de défendre la vie. L'expérience
de ceux qui se sont engagés dans la grande et forte aventure
de l'accompagnement de la fin de la vie et des soins palliatifs mapparaît
comme une approche beaucoup plus féconde, car leur démarche,
malgré ses difficultés, privilégie la vie. Cela
constitue une vraie réponse à la souffrance de malades
confrontés à l'évolution d'un mal incurable, et
aussi à l'angoisse de leur famille, en refusant bien sûr
tout acharnement thérapeutique. Un nombre croissant de médecins
considèrent que la médecine palliative nest plus
du ressort des seuls spécialistes, mais fait partie intégrante
de leur fonction. Ils doivent l'assumer davantage encore, avec l'aide
de tous ceux - infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes,
bénévoles
- qui sont prêts à sinvestir
dans cette mission au service de la dignité de l'homme.
En tant que réseau d'information, nous sommes vivement
préoccupés par la situation de la liberté de la
presse en France. Aujourd'hui, il n'est pas rare qu'un journaliste d'investigation
soit traité par la justice comme un paparazzi et se voit infliger
des amendes d'une lourdeur extrême pour avoir simplement voulu
faire son travail d'information. Que comptez-vous faire contre cette
dérive liberticide ?
En France, la liberté d'expression est un droit. L'article 11
de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dispose
que tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l'abus de cette liberté dans les
cas déterminés par la loi. La liberté de la presse
est donc un gage essentiel de démocratie. Elle permet à
la fois daccéder à la connaissance de la pluralité
des faits et des idées, et aussi de se forger une opinion.
Une forte exigence éthique doit donc présider à
lexercice de la fonction de journaliste, tant dans ses méthodes
de travail que dans ses capacités danalyse et de mise en
perspective. Certaines limites, qui touchent notamment à la violation
de la vie privée sous couvert d « investigation »,
doivent légitimement être imposées. Par ailleurs,
la rapidité de traitement de linformation induite par les
nouvelles technologies telles Internet impose une rigueur toujours accrue
de la part du journaliste. Mais je crois que cette régulation
et cette adaptation à ces nouvelles exigences éthiques
ne seront efficaces que si elles émanent des professionnels de
la presse eux-mêmes.