Une Campagne

 

Francois BAYROU

Olivier BESANCENOT

Christine BOUTIN

J.P. CHEVENEMENT

Jacques CHIRAC

Daniel GLUCKSTEIN

Robert HUE

Lionel JOSPIN

Arlette LAGUILLER

Corine LEPAGE

Jean-Marie LE PEN

Alain MADELIN

Noël MAMERE

Bruno MEGRET

Jean SAINT-JOSSE

Christine TAUBIRA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nom : Jacques Chirac

 

Point fort : Il est sympa

Point faible : Il a un parti, des idées et un programme pas sympa du tout.


 

+ Roselyne Bachelot, seule politique de droite pro-pacs, est son porte parole.

+ Dans un entretien à Tetu, il explique : "Il n'est pas admissible par exemple que l'orientation sexuelle d'une personne lui porte préjudice dans la recherche d'un travail ou l'obtention d'une promotion. De l'insulte à la non-reconnaissance, la palette est large des manifestations de rejet et d'hostilité à l'égard des personnes homosexuelles". (Têtu, avril 2002).

 


 

- Bien qu'il s'en défende aujourd'hui, Jacques Chirac a pris la tête d'une droite qui a activement milité contre le PaCS. En juin 1998, pendant les débats, il a même a profité d'une intervention lors de la remise de la médaille de la famille française pour déclarer : " il ne faut pas prendre le risque de dénaturer le droit du mariage ni de le banaliser, en mettant sur le même plan d'autres réalités humaines de notre temps, qui conduisent bien loin des valeurs fondamentales de la famille".


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S'il est élu, il parle déjà de nommer Jean-Pierre Raffarin Premier ministre ! Et là, on se rend bien compte que les Roselyne Bachelot pèseront léger face à ce poids lourds ultra-réac'...


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Chirac est contre l'homoparentalité et la co-parentalité

- Chirac est membre d'honneur de l'Association des Amis du professeur Lejeune, célèbre figure du mouvement anti-avortement.

- Henri Plagnol, l'une des personnes chargée de son argumentaire politique, a compté parmi les députés les plus odieux pendant les débats sur le PaCS, allant jusqu'à qualifier ce projet d' "injuste et pervers”, visant à “sacraliser l’égoïsme des couples”" ou encore : " Il est étonnant de voir (...) adopter une législation qui tend à installer un supermarché de la famille : le consommateur sera roi pour choisir au bazar de la famille ce qui lui convient".

- Autre personnage problématique de son entourage proche : Pierre Lellouche. Député de la 4ème circonscription de Paris, Pierre Lellouche fait partie des rares figures importantes au plan national à s'être mouillé contre le PaCS, allant jusqu'à signer la pétition des maires contre le CUS alors qu'il n'était pas maire ! Au moment des débats, tandis que la Garde des Sceaux assurait que les couples homosexuels ne risquaient pas d'adopter avec cette loi, Pierre Lellouche a proposé une solution plus sûre : “Stérilisez-les !”

Mais aussi ... Pour mémoire, quelques anciennes déclarations de Jacques Chirac lui-même :

-"Pour moi la femme idéale, c'est la femme corrézienne de l'ancien temps: dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais evec eux et ne parle pas". (1978)

- « Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui ensemble gagnent environ 15000 francs, et qui voit sur le pallier à côté de son H.L.M., entassés, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, qui gagnent 50000 francs par mois de prestations sociales sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à celà le bruit et l'odeur, eh bien, le travailleur français sur le pallier il devient fou ! Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial. Et il faudra enfin un jour poser le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que des étrangers bénéficient d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne payent pas d'impôts. » (Jacques Chirac, Meeting électoral, 1990)

- Et puisque nous déplorons l'influence néfaste de S. Agacinsky sur son mari, notons les positions anti-PaCS de Bernadette Chirac.

 


Jacques Chirac a répondu au questionnaire de Prochoix


• Une réforme vient récemment d'améliorer le recours à l'IVG mais ce droit reste menacé par les actions d'intimidation de groupes anti-avortement, y compris au sein du milieu médical, qu'envisagez-vous pour faire respecter ce droit à l'avortement ?

L’IVG est un droit fondamental pour les femmes, et il convient donc effectivement d’en améliorer l’accès pour celles qui sont contraintes d’y recourir, et de leur offrir des garanties en matière de sécurité sanitaire. Cela passe par une nécessaire revalorisation de la situation des médecins des centres d’orthogénie, qui doivent notamment avoir une approche nouvelle et plus globale de la femme accueillie, incluant pour cette dernière une éducation sanitaire et établissant un dialogue sur la prévention et la contraception.
Car il est impossible de se satisfaire du chiffre de 220.000 avortements par an. Il faut par conséquent mettre en œuvre les moyens d’information et de prévention pour diminuer de façon significative le recours à l’Interruption Volontaire de Grossesse, notamment en déployant une vraie politique d’accès à la contraception. Il convient également de développer une éducation à la sexualité et à la contraception, notamment en direction des jeunes. Enfin, un effort tout particulier doit être porté sur les centres d’information à la contraception et à la sexualité, surtout dans les quartiers en difficulté.


• Êtes-vous favorable au maintien d'une discrimination des couples homosexuels en matière de conjugalité et de filiation ? Si non, vous engagez-vous à les rendre égaux devant le droit de se marier et d'adopter des enfants ? Comment ? En améliorant le PaCS ou en leur permettant l'accès au droit au mariage et aux droits afférents (adoption, droit à la nationalité des partenaires étrangers) ?


Je suis particulièrement attaché à la valeur de l’institution du mariage, car je suis convaincu qu’il s’agit du cadre le plus favorable à l’épanouissement de la famille et à la protection des intérêts de l’enfant. Je ne suis pas favorable au mariage des couples homosexuels car je pense que le mariage doit rester le socle de la fondation d’une famille.
Le Pacs, outre son apport symbolique en termes de reconnaissance, a apporté un certain nombre de réponses aux préoccupations des couples homosexuels, même s’il ne résout pas tous les problèmes : je pense au logement, aux successions, aux modalités de rupture du Pacs. Sur ces points, de l’ordre du juridique ou du fiscal, il convient de mener une réflexion. IL pourrait être opportun de lancer une enquête qui étudierait le système en place et émettrait des préconisations.
Tout être humain peut légitimement aspirer à fonder une famille. Mais ce qui est primordial, c’est l’intérêt de l’enfant. Il s’épanouit d’autant mieux entre un père et une mère, et c’est ce cadre qu’il faut privilégier pour construire son identité. La vie fait que certains enfants n’ont pas la chance d’avoir leur mère ou leur père, et je pense qu’il n’est pas opportun de créer de telles situations. Je ne suis donc pas favorable à l’adoption pour les couples homosexuels.


• Avez-vous conscience des difficultés rencontrées par les personnes transsexuelles dans leurs démarches médicales et administratives ? Si oui, envisagez-vous d'y remédier ?

Lorsque le diagnostic de transsexualisme est établi avec une certitude absolue (syndrome transsexuel typique avec conviction inébranlable et fixée depuis l'enfance) et que toutes les conditions sont remplies (notamment sur le plan de la structuration psychologique de la personne, consentement éclairé du patient), la personne doit pouvoir avoir accès au processus médical qu’elle souhaite, et en tirer toutes les conséquences sur le plan administratif.

 

• La loi prévaut de pénaliser l'incitation à la haine raciste mais pas homophobe, si vous êtes élu vous engagez vous à la modifier en ce sens lors de votre quinquennat ?


L’homophobie, qui se traduit par des manifestations d’hostilité et de rejet de la personne homosexuelle, est inacceptable, au même titre que le sexisme ou le racisme. A l’instar de ce qui existe pour d’autres phénomènes de rejet, une condamnation de l’homophobie s’impose. Je suis favorable à ce que l’on communique autour de la condamnation de l’homophobie, sous différentes formes : à condition d’associer les parents, une réflexion pourrait s’engager pour voir s’il y a lieu d’inclure dans les programmes d’éducation civique, à partir d’un âge approprié, la condamnation de l’homophobie, comme de toutes formes de discrimination. Pour lutter efficacement contre toute forme de discrimination, un effort de formation et d’information doit être mené en collaboration avec l’ensemble des personnels des services publics : personnels hospitaliers, professions de santé, enseignants, travailleurs sociaux… et aussi auprès du monde de l’entreprise.


• Êtes-vous favorable à une meilleure prise en compte de la douleur des patients ainsi que du droit de mourir dans la dignité. Si oui, vous engagez-vous à faire voter une loi dépénalisant le recours à l'euthanasie volontaire ?


Le débat sur l’euthanasie est un débat à la fois fondamental et complexe. Certaines législations étrangères autorisent l’euthanasie active, conduisant des médecins à mettre leur savoir au service d'une mort que le malade, sa famille ou le médecin lui-même considèrent comme une délivrance. Or je crois fondamentalement que le rôle du médecin est avant tout de défendre la vie. L'expérience de ceux qui se sont engagés dans la grande et forte aventure de l'accompagnement de la fin de la vie et des soins palliatifs m’apparaît comme une approche beaucoup plus féconde, car leur démarche, malgré ses difficultés, privilégie la vie. Cela constitue une vraie réponse à la souffrance de malades confrontés à l'évolution d'un mal incurable, et aussi à l'angoisse de leur famille, en refusant bien sûr tout acharnement thérapeutique. Un nombre croissant de médecins considèrent que la médecine palliative n’est plus du ressort des seuls spécialistes, mais fait partie intégrante de leur fonction. Ils doivent l'assumer davantage encore, avec l'aide de tous ceux - infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes, bénévoles…- qui sont prêts à s’investir dans cette mission au service de la dignité de l'homme.


• En tant que réseau d'information, nous sommes vivement préoccupés par la situation de la liberté de la presse en France. Aujourd'hui, il n'est pas rare qu'un journaliste d'investigation soit traité par la justice comme un paparazzi et se voit infliger des amendes d'une lourdeur extrême pour avoir simplement voulu faire son travail d'information. Que comptez-vous faire contre cette dérive liberticide ?


En France, la liberté d'expression est un droit. L'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dispose que tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. La liberté de la presse est donc un gage essentiel de démocratie. Elle permet à la fois d’accéder à la connaissance de la pluralité des faits et des idées, et aussi de se forger une opinion.
Une forte exigence éthique doit donc présider à l’exercice de la fonction de journaliste, tant dans ses méthodes de travail que dans ses capacités d’analyse et de mise en perspective. Certaines limites, qui touchent notamment à la violation de la vie privée sous couvert d’ « investigation », doivent légitimement être imposées. Par ailleurs, la rapidité de traitement de l’information induite par les nouvelles technologies telles Internet impose une rigueur toujours accrue de la part du journaliste. Mais je crois que cette régulation et cette adaptation à ces nouvelles exigences éthiques ne seront efficaces que si elles émanent des professionnels de la presse eux-mêmes.


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