Boycottons la « Marche de la dignité », soyons vraiment contre le Racisme

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Beaucoup d’antiracistes ont vu venir le piège. Une marche organisée par le PIR, le réseau des Indigènes de la République, pour instrumentaliser la cause antiraciste et la mettre au service de ses obsessions (ils viennent encore de réclamer des armes pour les intégristes du Hamas !). Un vrai cadeau pour la propagande d’extrême droite… Qui fera monter le racisme.

Refusons d’être instrumentalisés.

Ne marchons pas pour l’intégrisme.

Refusons d’opposer un racisme à un autre.

Soyons contre tous les racismes et tous les intégrismes.

Boycottons la « Marche de la dignité ».

Prochoix, le 31 octobre 2015

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D’autres réseaux, libertaires, anarchistes, antifascistes se mobilisent pour alerter… 

Lettre ouverte à ceux qui pensent que participer à la Marche-de-la-dignité-contre-le-racisme-avec-le-soutien-d’Angela-Davis n’est pas un problème

samedi 17 octobre 2015

Vous avez peut être prévu d’aller marcher avec dignité contre le racisme le 31 octobre prochain en répondant à l’appel porté par Amal Bentoussi. Vous n’avez peut être pas prêté particulièrement attention au fait que cette initiative a été lancée par le Parti des Indigènes de la République ou vous avez renoncé à prendre en compte ce que cela signifie. L’appel lui-même se donne d’ailleurs l’air assez normal et évite les formules choc dont le P.I.R. s’est pourtant fait une spécialité. On pourra tout de même y relever l’énumération significative des « Noirs, Arabes, Rroms et Blancs des quartiers » (fausses évidences et vraies assignations identitaires, dont la dernière est une nouvelle née des sept familles de la racialisation) et tant pis pour les prolétaires, « des quartiers » ou pas, qui ne rentrent pas dans ces catégories, les débordent ou tout simplement les refusent. L’appel du meeting de préparation à Saint Denis nous replace clairement sur les terres du P.I.R., qui ne laissent comme terrible horizon que la religion et la race, puisqu’on y dénonce les « discriminations systémiques », avec la mise en avant de 3 catégories prioritairement discriminées : les « musulmans », les « Noirs », les « Rroms ».

 

On ne marchera donc pas ce jour là pour la « dignité » de tout un chacun.

De l’habituel racisme au singulier contre lequel on propose de marcher dans le titre, on passe, à la fin du texte d’appel, aux racismes au pluriel, déclinés ainsi : « l’islamophobie, la négrophobie, la rromophobie galopantes », il ne manque que l’évocation du « philosémitisme d’état » pour retrouver à l’identique les déclarations plus que contestables de la porte parole du P.I.R., à Oslo par exemple. D’ailleurs, dans la présentation des signatures de l’appel on sépare et on hiérarchise les « femmes racisées », puis les stars et « personnalités », puis les « associations de racisées », enfin les « soutiens » qui sont les personnalités et groupes non racisés ou qui ne sont pas cités à ce titre.

On marchera donc ce jour-là pour la promotion d’un anti-racisme repeint aux couleurs de la race.

Effectivement, cette marche n’est pas une promenade de santé, c’est

une étape dans l’avancée d’un projet politique en cours.

  • Il s’agit pour les initiateurs de se poser en médiateurs universelsdétenant le monopole des réalités des banlieues et des quartiers populaires, mais aussi de la question des migrants, pour polariser la conflictualité qui peut y prendre place à travers un filtre racial et judiciariste.
  • Il s’agit aussi d’une tentative de récupérationà la portée bien plus large que celle que SOS Racisme a opéré dans les années 80, et s’en inspirant sans doute : on s’approprie ici ouvertement la marche de 83bien sûr, mais aussi les émeutes de 2005, et au-delà, l’ensemble de l’héritage des luttes immigrées, que ce soit sur les questions des papiers, du travail, du logement, ou sur d’autres terrains, qui court sur plusieurs décennies.
  • Il s’agit donc de la construction d’enjeux politique autour de la question raciale avec l’approbation de la présence de personnalités plus qu’infréquentables, officiellement signataires de l’appel : par exemple Tariq Ramadan, ambassadeur des frères musulmans (dont le Hamas est une des branches), Médine, connu pour ses quenelles de soutien à Dieudonné et sa proximité avec le commercial raté antisémite du suprémacisme noir Kémi Séba, Ismahane Chouderde Participation et Spiritualité Musulmanes, groupe qui a appelé à la « Manif pour tous » et qui a partie liée avec l’assassinat de militants d’extrême gauche au Maroc dans les années 90, et bien sûr Saïd Bouamama, collaborateur régulier du pro-négationniste Michel Collon, et Houria Bouteldja, porte parole du P.I.R., coutumière des plateaux télé, de l’éloge de la famille, de l’ordre et de l’obéissance aux structures communautaires et à la religion, ainsi que des invectives antisémites, contre le métissage, homophobes et sexistes.

On ne marchera donc pas ce jour là seulement avec la dignité, mais aussi avec ses nouveaux amis. Dieudonnistes, panislamistes, protofascistes religieux : la dignité a de bien mauvaises fréquentations en ce moment, sans même parler de ceux qu’elle ne présente pas le premier soir.

Nous sommes de plus en plus nombreux aujourd’hui d’horizons relativement variés, révolutionnaires, anarchistes, communistes anti-autoritaires, militants, entre autres, des luttes de l’immigration, épris sans doute davantage d’émancipation que de dignité et de justice, à s’opposer à la récupération en cours et à refuser la proposition politique portée par cette initiative.

Le 31 octobre, même du pied gauche, ne marchons pas dans cette combine !

Source : Anonyme

Un avocat de Riposte Laïque tire sur le bâtonnier de Melun

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Joseph Scipilliti avocat du mouvement d’extrême droite Riposte laïque  a tiré sur Henrique Vannier, le  bâtonnier de Melun, dans son bureau. Depuis 2007, Prochoix met en garde contre la radicalisation et l’incitation à la violence du site Riposte Laïque

Articles sur Riposte Laïque : http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/?q=riposte+laique

• Première mise en garde de Caroline Fourest contre Riposte laïque : « Laïcité : la clarification est un combat » (octobre 2007)

• Affaire des Vosges : Le traquenard tendu par l’extrême-droite chrétienne

• Riposte laïque : analyse d’une stratégie

• La chronique de Caroline Fourest contre l’Apéro Saucisson (12 juin 2010) :

• Le dossier de la Revue ProChoix (n°52) sur le Bloc identitaire :

• La chronique de Caroline Fourest sur les Assises contre l’islamisation (20 décembre 2010) :

 

La ligue de l’enseignement fête la laïcité avec les amis de Tariq Ramadan

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Il ne faut pas s’étonner si les enseignants ont du mal à reconquérir les territoires perdus de la République.

Fidèle à sa dérive, la Ligue de l’enseignement a décidé de fêter ses 150 ans et la laïcité en compagnie d’Edwy Plenel et du European Muslim network : le think tank grâce auquel Tariq Ramadan fait du lobby à Bruxelles. Bien sûr, aucune des grandes voix ayant défendu la laïcité contre les intégristes n’a été invitée.

Ce n’est pas surprenant. Le noyautage de cette institution, l’une des plus influentes et l’une des plus subventionnées,  a commencé en 1997. Caroline Fourest le raconte dans son livre sur Tariq Ramadan.

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Voici l’extrait de FRERE TARIQ de Caroline Fourest (Grasset, Paris 2004)

Pour réussir son entrée dans la gauche laïque, Ramadan a bien vite compris qu’il lui faudrait une autre caution que celle fournie par le dialogue interreligieux. Il doit absolument pouvoir se revendiquer d’une structure insoupçonnable du point de vue laïque. L’occasion se présente en 1997 avec l’instauration d’une « Commission islam et laïcité » au sein de la Ligue de l’enseignement, l’institution d’éducation populaire laïque par excellence. Du pain bénit.

La Ligue a le profil idéal. L’un de ses présidents a présidé la commission chargée d’établir la loi de 1905. Mais l’association est complexée par une autre histoire, moins glorieuse, celle de son attitude lors de la colonisation. Un autre président, Albert Bayet, a eu une position très ambiguë sur l’Algérie. Il était même plutôt du côté de l’Algérie française. Ce qui embarrasse tous ses successeurs et héritiers. Voilà pour le terrain favorable, sur lequel vient se greffer le parcours individuel de deux militants mêlant marxisme et mysticisme : Michel Morineau et Pierre Tournemire, tous deux à l’origine de la commission, d’abord intitulée « La France, l’islam, perspective d’avenir » avant de devenir « Islam et laïcité » en 1997.

Michel Morineau est un autodidacte qui a reçu une éducation catholique. Il se définit comme « agnostique » mais milite au nom de sa foi chrétienne pour les bonnes causes (il a notamment été président de Chrétiens et sida). Secrétaire général de la Ligue, il est entre autres chargé des relations avec les jésuites.

Ce dirigeant syndical a entendu parler de Ramadan au moment de son interdiction de séjour par Jean-Louis Debré. Depuis, il rêve de le rencontrer. La création de cette commission va servir de prétexte à cette rencontre. C’est le début d’une amitié qui ne s’est jamais démentie depuis. Tariq Ramadan a même dédié son dernier livre d’entretiens au militant de la Ligue : « A Michel Morineau, de « coeur et d’intelligence » sur la route »… Ramadan peut le remercier. Depuis son passage à la Ligue de l’enseignement, il a incroyablement gagné en légitimité et en contacts. Mais Morineau le défend de toute arrière-pensée : « Ceux qui prétendent qu’il a fait de l’entrisme à la Ligue de l’enseignement se trompent. C’est moi qui l’ai invité à participer à la commission « Islam et laïcité ». Il était l’un des rares musulmans à connaître le véritable sens du mot laïcité. Pendant trois ans, nous avons tenu près de 40 réunions. Il n’en a pratiquement manqué aucune. » Il faut dire que les réunions se faisaient souvent en fonction de ses disponibilités…

Quel est l’objectif de cette Commission ?

« Faire l’analyse circonstanciée de la présence musulmane dans la société française pour chercher les voies d’une intégration harmonieuse dans le cadre intangible de la laïcité et de sa philosophie politique. »

Voilà pour la déclaration d’intention. Dans les faits, l’influence croissante d’un Tariq Ramadan va peu à peu renverser la vapeur. Au final, la Commission va surtout permettre au prédicateur de se faire accepter par la gauche laïque, notamment grâce à des colloques organisés avec le Cercle Condorcet, proche des francs-maçons, avec l’UNESCO, ou encore avec la revue Confluences Méditerranées. Au départ, bien entendu, toutes les tendances de l’islam ont été conviées, même celles que Morineau juge visiblement moins fines connaisseuses de la laïcité… comme les musulmans laïques par exemple !

Pendant des mois, sous l’arbitrage de militants de gauche fascinés par l’ambassadeur des Frères musulmans, des musulmans modernistes et anti-islamistes comme Soheib Bencheikh, Leïla Babès ou des représentants de la Mosquée de Paris ont dû faire semblant de pouvoir dialoguer avec les relais des islamistes en France : Larbi Kechat de la Mosquée Adawa et les troupes de Ramadan, – dont Farid Abdelkrim (l’auteur de Maudite soit la France ? !), Fouad Imarraine et Yamin Makri des éditions Tawhid. Les réunions attirent environ 35 personnes, allant des musulmans les plus modernes et rationalistes à ceux qui les traitent dans leur dos de « colonisés » et d’« assimilés » en passant par Hanifa Cherifi, Betoule Fekkar Lambiotte, Gaye Petek, des militants du MRAP et de la Ligue des droits de l’homme comme Michel Tubiana, Serge Jakobowicz, Driss el-Yazami, le père Maurice Lelong, Gilles Couvreur et bien sûr Alain Gresh.

Sans surprise, l’ambiance n’est pas au beau fixe entre les musulmans libéraux et les intégristes. Mais du côté des militants de la Ligue, c’est l’incompréhension.

Jean Offredo, membre du Cercle Condorcet, ne comprend toujours pas pourquoi les uns et les autres étaient incapables de s’entendre : « C’est toujours difficile de savoir s’il ne s’agit pas de querelles personnelles. » En l’occurrence, si querelles personnelles il y avait, elles cachaient surtout un enjeu autrement plus politique : qui des partisans de l’islam laïque ou de ceux de l’islam intégriste aura droit à la reconnaissance de la gauche laïque ?

Grâce au manque de vigilance de certains militants de gauche, ce sont les intégristes qui emportent le morceau. Les musulmans libéraux ne supportent plus de passer pour des intolérants à force de devoir assister, sans broncher, au numéro qu’ils ont connu en Algérie. Ils sont épuisés de voir que les militants de gauche français ne comprennent rien à ce qui est en train de se jouer, ulcérés de devoir endurer les colères de Ramadan chaque fois que l’on évoque al-Azhar, Mohammed Charfi ou Abdel Raziq.

Au lieu de quoi, c’est le petit-fils du fondateur des Frères musulmans qui joue la vedette. La plupart ne viennent plus. Le mufti de Marseille fait savoir pourquoi. Mais les piliers de la Commission n’en tiennent pas compte. Chaque départ de musulman laïque est compensé par l’arrivée d’un émule de Ramadan, notamment issu du milieu lyonnais, montant à Paris aux frais de la Ligue de l’enseignement pour y tenir réunion avec leur maître à penser. Car il faut préciser que, durant trois ans, cette organisation a payé les déplacements (avion + hôtel), non seulement à l’ambassadeur des Frères musulmans mais aussi à ses partisans de l’UJM, du JALB ou de l’UOIF !

Les islamistes pouvaient donc organiser leurs réunions à Paris aux frais de la Ligue, qui est décidément bonne nourricière.

Un jour enfin, les militants de la fédération du Rhône de la Ligue protestent. Ils sont bien placés pour connaître le caractère intégriste parfaitement nocif des groupes que leur organisation est en train de subventionner, mais leurs objections sont ignorées par Paris, où l’ambiance est plus que cordiale entre les islamistes et les militants de la Ligue. Il n’est pas rare que les ligueurs et certains jeunes islamistes aillent au restaurant ensemble après les réunions. Tariq Ramadan s’y rend plus rarement. Comme il le dit lui-même, la « collaboration ce n’est pas le mariage » ! Et puis, il ne goûte pas vraiment les ripailleries et les repas arrosés de vin. Heureusement, lorsqu’une rencontre est prévue sur toute une journée,  Morineau veille à ce qu’il n’y ait pas de porc au buffet et à ce que tout se termine à 16 heures.

Cette mascarade aurait pu continuer longtemps sans l’intervention de Jacqueline Costa-Lascoux, qui préside à l’époque la Ligue de l’enseignement. Ancienne membre du Haut Conseil à l’intégration, elle a fait dix ans de théologie musulmane. Avec elle, le numéro d’esbroufe de Ramadan ne prend pas vraiment. Même si elle est obligée de respecter sa présence au sein de la Commission islam et laïcité, elle supporte de moins en moins l’évolution de la Commission vers un tremplin pro-Ramadan : « Je me suis battue contre ce resserrement sur un seul courant. J’ai vu progressivement ces jeunes changer de relations avec Ramadan, qui devenait le maître, le gourou. Les femmes, elles, venaient de moins en moins. » Elle se souvient aussi de cette réponse, cinglante, faite par le prédicateur le jour où elle lui a demandé de se situer par rapport à la loi de 1905 : « C’est une loi auxiliaire. »

Autant de détails qui n’ont visiblement jamais choqué d’autres ligueurs restés fidèles à Ramadan. Jacqueline Costa-Lascoux a fini par arriver à un constat sévère sur la raison de tant de lâcheté. Elle parle de « comportement naïf et d’ignorance parfois dus à une certaine fascination pour des comportements totalitaires, en tout cas globalisants ». Heureusement, il existe de vrais laïques à gauche et ceux-là vont finir par obtenir l’arrêt de la Commission. En 2000, c’est décidé, la présidente et le trésorier de l’association mettent un terme à la Commission. Un peu tard. Le mal est fait.

En quelques mois, Tariq Ramadan a réussi à approcher tout ce que la place de Paris compte de militants laïques naïfs et il a déjà trouvé des repreneurs.

Michel Tubiana propose d’héberger la Commission au nom de la Ligue des droits de l’homme. Jacqueline Costa-Lascoux accepte mais le met en garde : « O.K. On te refile la patate chaude mais je te préviens, il coûte plus cher qu’une danseuse ! » Ce n’est pas un problème. Alain Gresh, au nom du Monde diplomatique, s’engage à parrainer la Commission.

Pour commander le livre .

Jacky Sutton retrouvée morte

Jacky Sutton, ancienne journaliste de la BBC qui dirigeait en Irak l’Institut for War and Peace Reporting a été retrouvée pendue dans les toilettes de l’aéroport d’Istanbul.

Les autorités turques parlent d’un suicide. Son prédécesseur a été tué dans un attentat en Irak.

Ses collègues ne croient pas à un suicide.

La Nausée

Difficile de décrire la nausée ressentie en voyant le buzz autour de l’article indécent du Parisien. Des faits connus des proches de Charlie, anodins ou personnels, présentés de façon étonnante, une titraille sensationnaliste, complotiste, et voilà la machine à délires relancée… Décidément, rien n’aura été épargné à la famille de Charb, ni à ses amis.

Les faits sont simples. Inquiets pour la survie du journal, Charb et d’autres dessinateurs du journal ont rencontré quelques mécènes grâce à des contacts qui n’ont rien ni de « mystérieux » ni de honteux, dans l’espoir d’obtenir des dons pour une association de soutien à Charlie (sans lien avec la trésorerie et donc en dehors du journal, pour préserver son indépendance). Cela n’a rien donné. Par contre, la souscription que Charb avait lancée auprès des lecteurs a marché. Le journal allait mieux.

Cela n’a évidemment rien avoir avec l’attentat. Pas plus que l’histoire au domicile de Charb, qui n’est pas un cambriolage.

A quoi rime cet étalage de faits tronqués, sortis de leur contexte, sans liens entre eux ?

Je suis sûre que l’un des clients de l’Hyper Casher a aussi croisé, sans doute, une fois dans sa vie, un mécène, peut-être même un mécène du « Proche Orient ». L’une des victimes décédées a peut-être eu aussi un proche venu récupérer des affaires à son appartement sans le dire à d’autres…

De là à penser que l’hyper Casher est un complot financier impliquant des mécènes du « Proche Orient » (pourquoi pas un coup du Mossad tant qu’on y est ?)…

De là à formuler l’hypothèse que la piste islamiste n’est qu’une « thèse »… Comme si Coulibaly n’était pas islamiste, comme s’il n’avait pas prêté allégeance à l’Etat islamique, comme s’il n’avait pas de compagne ayant fui en Syrie pour rejoindre l’organisation terroriste, comme s’il ne connaissait pas les frères Kouachi, comme s’ils n’étaient pas non plus islamistes, comme si aucun d’eux n’avaient tué ceux qu’il ont tués…

Même si nous en savons déjà beaucoup, on a le droit d’exiger toujours plus de détails sur l’enquête. De là à déclarer que « la vérité est encore loin », il y a un pas que des êtres très malheureux peuvent franchir dans l’intimité de leur détresse, mais pas en public. Pas dans la rubrique « faits divers » de journaux assoiffés de rumeurs.

La sanction est cruelle. Régaler ceux qui rêvent de disculper les terroristes ayant assassiné nos amis. Nourrir le cerveau malade de ceux qui dansent, depuis le premier jour, sur les cadavres de ceux qu’on pleure.

Caroline Fourest

Manifester Pour La Palestine Avec Le Hamas Et La Rabia

Ce 17 octobre 2015, une manifestation était organisée à Paris, place de la République. Le titre était : « L’intifada continue, soutien à la résistance palestinienne ».

La manifestation était organisée par Génération Palestine Paris, le Collectif Al Qods, ainsi que le Palestinian Youth Mouvement. D’autres associations avaient appelé à manifester comme le Parti des Indigènes de la République ou le Collectif Cheikh Yassine.

Si certains manifestants étaient venus manifester leur sympathie et leur solidarité pour la Palestine, d’autres avaient un discours beaucoup plus offensif.

On a pu y voir, pêle-mêle, des affiches, banderoles ou autres autocollant appelant au « Boycott d’Israël », des illustrations présentant Israël comme un « pays nazi », mais aussi des portraits de l’ancien président Frère Musulman égyptien Mohamed Morsi et de nombreux drapeaux de la Rabia, symbole des Frères Musulmans.
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Côté discours à la tribune, on a pu entendre des appels à « boycotter Israël », à « continuer la résistance de n’importe quelle manière », puis des incitations plus directes à « continuer les attaques au couteau » (comme déjà énoncé dans le communiqué de l’évènement sur Facebook). Israël y est décrit comme « un pays sioniste et nazi ». La possibilité de deux états vivant en paix est écartée par un intervenant qui réclame la victoire totale palestinienne.

Plusieurs manifestants portaient le signe de ralliement des Frères musulmans, la Rabia (aussi orthographié Rabaa). Ce symbole est apparu après la violente répression contre les Frères musulmans place Rabi’a al Adawiyya, le 14 Août 2013.

Le Collectif Cheikh Yassine (CCY) a également donné de la voix. Avec un camion, des enceintes, des portraits géants du cheikh Yassine, fondateur du Hamas, les moyens étaient mis en œuvre. Leur chef, Abdelkrim Sefrioui, est présent et n’hésite pas à téléphoner en live avec un haut parleur à un « résistant palestinien », qu’il décrit comme un membre éminent du Hamas, pour que celui-ci donne l’instruction au public de continuer à manifester pour la Palestine et à s’opposer aux dirigeants français « sous la mainmise sioniste ». Tout comme le seraient l’ « Europe » ou l’ « ONU ». Le Collectif Cheikh Yassine n’a pas hésité à relativiser la Shoah en ironisant sur le camp d’extermination d’Auschwitz, et en désignant les « sionistes » comme les véritables nazis.

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La théorie de la destruction de la mosquée Al-Aqsa par les israéliens est également développée, par le biais de la construction de « souterrains pour provoquer sa destruction dans un but Talmudique ».

S’en est suivi une prière de rue, la récitation de la chahada par le CCY et la foule, quelques « Allah u Akbar », et un appel aux manifestants de devenir des « moujahidines » sous les applaudissements. Sefrioui entonne alors « Sionistes Fascistes, Hamas résistance, Djihad résistance » avec la foule, ainsi que des appels à « armer le Hamas ».

Carla Parisi

 http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/9220

 

Prochoix n°65 (été 2015) : Terrorisme raciste aux Etats-Unis

 

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« EtatsUnis : les prêcheurs de Haine »

– Le terrorisme raciste et chrétien aux Etats-Unis (L. Achili)

– Les ‘Hate crimes’ : entre agressions et meurtres  (Anne Hermanus)

– Loups solitaires   (Georges Abdennour)

– La carte des ‘Hate Groups’  (F. Venner)

– Réseaux de la haine      (Southern Poverty Law Center)

L’esprit du 11 janvier

– Le 11 janvier est éternel !

– Criminaliser le salafisme et interdire les organisations   liées aux Frères musulmans  (Mohamed Sifaoui)

– Haine sur Internet : Mohamed Sifaoui pris pour cible   (D. Sopo, B. Sansal,Z. El Rhazoui)

– Attentat de l’Isère : les réactions complotistes  (Rudy Reichstadt)

– D’après vos chiffres, je suis une gourde                                                 (Sophia Aram)

– Le voile est-il une particularité musulmane ?   (Femmes sans voile d’Aubervilliers)

– Les postures post-attentat  (Caroline Fourest)

Enquêtes et décryptages

– Mariage pour tous vs Manif pour tous (Yves Delahaie)

– L’ambition ou la fidélité ?  (Fiammetta Venner)

– Etre ou ne pas être    De la divine comédie à l’illusion comique                      (Sara Grand)

– Le contraire du «philosémitisme»  (Liliane Kandel)

– La liste noire de Poutine et ses alliés en Europe                                 (Caroline Fourest)

– Qui est le Pr. Henri Joyeux ?  (Tania Vlitko)

 

Béchir Ben Hassen Au Québec ?

Le prédicateur salafiste franco-tunisien Béchir Ben Hassen est annoncé au Québec. Il est pourtant considéré en Tunisie comme un prêcheur de haine.

Son cycle de conférences était intitulé : « prévenir la radicalisation. »

Le 9 octobre 2015, il devait faire une conférence à Québec, à l’université de Laval. Cette conférence a été annulée.

Le 10 octobre 2015, il fera une conférence à Montréal au Canadian Institute of Islamic Civilization, un institut créé  par la Muslim Association of Canada, proche des Frères musulmans.

Le 11 octobre 2015, il fera une conférence au Centre communautaire d’Otawa Gatineau.

Bechir Ben Hassen est un des prédicateurs incitant à la haine contre les musulmans non sunnites. En décembre 2014 il déclarait

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Entretien Avec Céline Pina

Le Salon musulman du Val d’Oise accueillait cette année de jeunes prédicateurs fondamentalistes. Plusieurs de leurs déclarations sur internet pouvaient laisser augurer des discours incitant à la haine et à la discrimination. Notamment Rachid Abou Houdeyfa où Nader Abou Anas tous deux présents au dîner du CCIF de 2014. Le premier expliquant que «  »La femme vertueuse, c’est celle qui sort de chez elle avec sa pudeur, avec son honneur, avec son hijab ». » Le second que «  »La femme vertueuse, c’est celle qui obéit à son mari ». 

Une lettre ouverte a été lancée pour dénoncer la tenue de ce salon*

Dans le salon on pouvait trouver près de 100 exposants dont le stand de l’association Barakacity, des boutiques vendant des niqab ou encore des librairies diffusant les livres de Tariq Ramadan ou d’Ibn Taymiyyah. 

Parmi les politiques, un seule voix a véritablement percé. Céline Pina, conseillère régionale PS. Elle a bien voulu revenir sur ce salon pour Ikhwan Info.